Joli môme

 

Il est, paraît-il, des terres brûlées donnant plus de blé qu’un meilleur avril.

J’avais une stratégie. Une seule. Pour une fois je n’avais rien prévu. Sauf de me faire réveiller avec les croissants.

Je n’avais prévu qu’une chose dans ma stratégie, qui était à peu près aussi urgente que de trouver un pilote dans l’avion. Me crasher. Sec. Dur. Il le fallait. Depuis tant de mois en apnée, je savais qu’il fallait que je pose ça. Il faut savoir s’imposer les choses, et les imposer soi-même. 25 jours, pas plus pas moins. 8 pour se crasher. 7 pour se bourrer la gueule, 10 pour capitaliser. Et quel plus bel endroit que la terre de Moïse pour s’écraser comme un météorite dans le désert du Neguev. Je ne voyais pas.

Il a fallu que je passe au forceps. Le coût prohibitif d’un appartement en toit terrasse ici, mes vacances bien trop longues pour mon équipe, le pari risqué de tout miser sur mes vacances d’été pour repartir. Mais il le fallait.

J’ai un tempérament hautement sarkozyste, après tout.

J’ai tout mis sur ma table, j’ai tout mis dans mon sac de 23 kilos tout pile, j’ai tout envoyé avec moi, rien retenu. On va trier m’étais-je dit.

De ces vacances folles en janvier ponctuées par le traumatisme Charlie, fort dépaysantes mais pas reposantes, le licenciement de mon n-1, étoile filante de mes nombreuses erreurs professionnelles de cette année, ma rupture professionnelle, brutale mais nécessaire, et puis le reste, tout ce dont j’ai parlé ici déjà, et sur lequel je n’ai pas envie de revenir. Je m’étais promis donc de m’écraser, et je l’ai fait. Brillamment. Violemment, comme je sais bien le faire.

Aucune contrainte, faire ce que je veux dans la minute sans souci des autres ni de quoique ce soit de matériel. 

Pleurer une heure devant tant de beauté ou de contraste, puis jouir de plaisir la minute d’après en hurlant sur du Iggy Azalea.

Pouvoir aussi bien siroter de la vodka que de passer une journée à hurler sur « ne me quitte pas » en mangeant du granola et en fumant des clopes. Je l’ai fait et ça m’a fait du bien. 
Le CDDB version bientôt 33 ans a déjà été largement upgradé façon étoile de David arc-en-ciel. Mais là c’est une mise à jour majeure.
Il ne s’agit pas d’un nouveau moi (quoique réussir à baisser ma tension et arrêter de me manger les ongles serait quand même pas mal trouvé), c’est juste prendre conscience que cette période est finie, purgée, elle fait désormais partie des fondations. 

Je ne sais pas pourquoi il a fallu que je passe par de tels errements ni par de telles difficultés, ni tant d’insomnies. Partir en Israël, ce n’est pas tellement pour Israël. C’est pour moi. Ne réfléchit-on bien que loin des siens ?
Je n’ai jamais réussi à savoir pourquoi. J’ai quelques idées. Les mini-short en font partie. Le mini-short c’est ma crème glacée de l’été 2015. C’est comme la découverte de l’altérité, ça n’a pas de prix. Même quand tu la découvres trop tard, façon handicapé social que je suis. Quand tu vois ça tu sais que le monde n’est pas si mauvais que cela. Finalement, tu peux crier au monde entier de se faire enculer, il t’aimera quand même.
Alors allez donc bien tous vous faire enculer, j’ai bientôt l’âge du Christ et c’est pas maintenant que je vais reculer devant une évidence. Évidence qu’a si bien résumé Dany, 19 ans, ayant vécu 4 fois plus de vies bien plus difficiles que les miennes, et qui a réussi à me transmettre une certaine vision de la façon de conduire son existence.
Je le lui disais, autour d’un verre de Prosecco et d’un bagel burger couvert de Mayonnaise chez Moses (cela ne s’invente pas) et il m’a répondu, avec cet éclat dans les yeux, et son phrasé si particulier, mélange d’accent hébreu et russe « honey, you’re definitely not normal. At all. Yallah »
Cela fait certainement partie des choses que je n’avais pas comprises encore, prisonnier de mon gaullisme psychologique que j’étais (je suis?).
Yallush donc, et paix sur vous, et surtout sur moi. 
Shabbat Shalom

La première Darvalienne délocalisée en terre sainte 

 

Et bien elle s’est très bien passée cette Darvalienne par 28 degrés et 62% d’humidité :)

Des amis qui ne se connaissaient pas tous, de tous horizons, de 19 à 60 ans :)

Putain de bonnes vibrations, je ne suis qu’amour jusqu’au plus profond de mes orteils, j’ai dansé toute la nuit, on a fini au Mac Do a 5:30.

Que du bonheur.

Si la danse est l’expression verticale d’un désir horizontal, alors cette expression prend tout son sens quand tu danses sur Anastacia ou Dana International entouré de twink en mini-short.

Le mini-short est définitivement mon truc de cette année.

D’ailleurs, j’ai trouvé ma tenue pour la soiree de Jeudi ….   

Rabbi Akiva Place

Je fume 1 paquet et demi par jour, je dévore des bouquins, fais des courses, échange des centaines de textos pour aller a la plage, picoler, danser, au resto, la soiree de ce soir est à 500 mètres de mon appartement, en fait c’est simple, je vis dans une série télé ! 

 

Imagine there’s no countries 

  

C’est un poil cliché, mais mon petit bonheur de la journée aura été de profiter d’un peu de vent pour bouquiner dehors en écoutant John Lennon, du Agatha Christie évidemment, la meilleure lecture des vacances. 

La balade des gens heureux

Il est toujours surprenant de voir à quel point le temps ici peut s’étirer ou se contracter, les journées sont très longues, les soirées et les matins très courts.

Avant hier, j’ai réussi à marcher 3 kilomètres en plein cagnard pour rejoindre la plage ombragée (qui se trouve aussi être la plage des pédés, Dieu est amour), ça m’a pris à peine 35 minutes. J’étais liquéfié, mais j’arborais fierement mon nouveau sac de plage offert par mes potes C&J, que je trouve absolument magnifique (le sac, mais mes potes aussi bien sur). J’ai rejoint Ben alors qu’il était déjà 5 heures pour se baigner et critiquer les français qui passent leur après midi le nez sur Grindr à parler à leur voisin de serviette (le wifi à Tel Aviv étant gracieusement mis à disposition par la municipalité), sans profiter ni de la ville, ni d’autre chose que l’hôtel Hilton. Alors qu’il serait pourtant bien plus simple de lui parler en vrai et de fumer un petard ensemble avant de lui sucer la bite. Bref.

La suite est entièrement Telavivienne, je demande à Oren si il veut m’aider à écluser mon stock de bières sur le toit de mon appartement, il me dit oui, me dit non, me dit oui, me dit qu’on s’appelle à 20:00, et finalement déboule à 21:00. Je précise que ceci est tout à fait normal ici. Le plus dur n’est pas la langue, c’est leur rapport au temps.

Cette soirée sera – encore une fois mémorable – des bières, des clopes, une guitare, un discussion sur les mérites comparés de Marx et Barthes, pourquoi Uber et Airbnb sont ultra-libéraux, qu’est-ce qu’un couple, pourquoi vivre ailleurs. Je suis un tout petit peu moins ignorant sur la politique intérieure, il est moins ignorant sur la politique française. 

J’ai rencontré Oren il y a 2 ans, et je pense encore qu’il est de ces rares rencontres qui – sans employer le terme de bouleverser – donnent à un être humain un éclairage différent sur les choses. J’étais peut-être plus réceptif ce jour-là, mais il est parmi les gens les plus brillants, lumineux, intelligents, d’une pure gentillesse qui confine à la perfection. Son accent californien parfait permettrait à ce philosophe de 26 ans d’être un Jésus des temps modernes, un gourou formidable, qui pourrait faire n’importe quoi de ses ouailles. 

Le mélange d’expressions typiquement américaines, assaisonnées d’idiomes très britanniques rendent son parlé magnifique et illustré. Je souhaite à tout le monde de rencontrer quelqu’un d’aussi puissant. Je suis chanceux, j’en ai rencontré quelques un(e)s jusqu’à maintenant. 

Je dors beaucoup ici, malgré un sommeil bizarre (j’ai cette nuit combattu des rats avec ma sœur, puis vu mes rétines éclater sous mes yeux), et plutôt hache, mais j’arrive a dormir 3 fois par jour, à peu près 11 heures.

Hier j’ai glandé toute la journée, et suis finalement sorti après avoir papoté avec Maor, j’ai retrouvé Ohad. Nous avons croisé la star locale au Shpagat, mais nous aurons l’occasion d’en reparler plus tard. Danser reste la meilleure des fatigues, après avoir pris un petit déjeuner (tout à fait sensé a 21:00). 

Bref, tout va très bien, je m’ajuste doucement sur le rythme, je ne sais pas si c’est moi ou le climat mais la chaleur est presque plus vivable aujourd’hui. 

Il est 13:13, je finis mon café et je file siester. 

Pour que tombe la neige au Sahara ?

pour les curieux, cette fabuleuse chanson dont fait allusion le commentateur du dernier post est ici  

J’avais pensé à stopper mes 8 boîtes mail, j’ai bloqué les appels du bureau, supprimé le compte sur l’iPhone et désactivé les notifications de toutes les applications de news.

Je m’abstiens de poster sur Facebook les mêmes photos que l’année dernière (les œufs Bénédicte de chez Loulou, les tours de Tel Aviv, etc etc), je n’ai rien de particulièrement intéressant à dire. 

Mon cerveau est un peu soumis aux mêmes pressions que d’habitude, se refaire à l’humidité ambiante, au soleil violent, à l’idée de ne rien prévoir (faire des plans sur la comète au delà de 3 heures est impossible ici, tout comme avoir une heure de retard est tout à fait normal), au rythme effréné de parole des israéliens, des innombrables différences et des encore plus innombrables points communs. Mais ça va. C’est pas non plus rendez vous en terre inconnue.

Je suis arrivé hier, après n’avoir pas perdu mon sourire au terme des vérifications approfondies de passeport qu’à pratiqué la douane israélienne sur mon identité. Athée, habitué des lieux et barbu, voyageur solitaire, ça fait beaucoup. Le voyage en business a aidé. Merci SwissAir qui avait visiblement envie de faire plaisir à un nouveau client.

Je suis arrivé à la maison a 5h, les clés m’attendaient à l’endroit habituel et j’avais aussi une bouteille d’Arak, si Schweppes, du coca dans le frigo. Mon hôte n’est pas donné, mais il est bon. La terrasse est super clean, avec des jolies plantes, les chats m’attendaient aussi. 

Déballer mon énorme sac m’a pris 10 minutes, descendre sur la plage pour être sur que la mer est toujours là, pas beaucoup plus, faire des courses au Am-Pm de la tour Shalom et rentrer. Et puis je me suis crashé dans mon lit jusqu’à la fin de matinée.

L’après midi n’aura pas été beaucoup plus énergique, la mer étant en moyenne a 28,6 degrés en août, j’y ai paressé un moment, j’ai retrouvé des amis pour dîner et je m’emploie a me reposer à haute dose. Les amis sont présents. certains bossent, d’autres non, le temps de se mettre à jour sur les 6 derniers mois, les gossips et les boyfriends, Uzi veut me fabriquer une grande tente de plage (j’en rêve, pour pouvoir aller nager avant 17h sans risquer la combustion spontanée), Daniel roule des joints à la demande, et il est possible que j’organise la première Darvalienne délocalisée en terre sainte sur ma terrasse. 

Je crois qu’en matière de nawak ça restera raisonnable jusqu’à ce que je ne sois plus fatigué 20 heures sur 24.

Je m’aperçois que ce post est à peu près le même que celui de Noël, de l’an dernier, de l’année avant, et de celle d’avant, donc je vais pas en faire plus. Juste apaisé et heureux, sans décompression brutale, content de n’avoir ni montre ni agenda, ni contraintes ni vibrations négatives. 

J’écoute Anggun, j’espère un peu de neige sur la plage, parce que le boulot de la journée c’est d’y aller en vélo. Je vous laisse, Ben m’y attend.

❤️

Sans se retourner ?

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Je ne sais pas si je vais me retourner, mais je vais partir, c’est sûr. Arrivée prévue Rabbi Akiva street vers 3:30 heure de Paris.
Ce début 2015 aura été difficile, à tous les points de vue, sans exceptions. Je suis content que cette période soit derrière moi.
Repos, plage, repos, verres, repos, torses bronzés, repos, visites, repos, danser, repos, manger, manger, manger, se reposer. Une belle exégèse du programme, pour repartir vers une nouvelle année prometteuse de changements.
Il est urgent de s’y préparer.
Je détache ma montre, elle reste à Paris.
La dernière fois que j’ai quitté Paris pour Tel Aviv, Bernard Maris, Cabu et ma Grand-Mère étaient vivants. Je serai un peu plus près d’eux ces prochaines semaines. Faut-il croire en Dieu pour trouver la paix ? Je ne sais pas. La paix c’est l’amour, alors quand on peut en trouver, on le garde.
Ma sieste est presque finie, mes bagages sont bouclés, je vais en plus pouvoir dormir car j’ai été – à ma grande surprise – surclassé en business.
Je suis plein d’amour, vide d’énergie, agité d’émotions, je vais m’employer à rééquilibrer tout ça.
Pluie d’amour sur vous et ceux que vous aimez.

Je suis né dans le gris par accident 

Moi, moi, moi, moi. Mon estomac, mes cigarettes, mes douches, mon corps brûlé par le soleil. 

  

C’est l’eau qui vous sépare, et vous laisse à part

Corsaire, un peu solitaire.

Face aux aiguilles, fumer des pétards en écoutant Voulzy et se dire que – connaissant l’un de ses amis – j’ai envie de le serrer dans mes bras pour avoir écrit cette merveilleuse chanson.

Manger, boire des cafés, fumer des clopes, regarder, en mode lent.

Bus – Train – Bus – Bateau – Twingo – Thalasso      

Et j’ai ri !

bon oui, une fois, mais ça faisait un moment que ça m’était pas arrivé. L’effet du pique nique estival, des vacances réservées, je ne sais pas. En tout cas ça va un peu mieux.

Si on met de côté mes clients qui en ont marre que je leur dise que je suis en retard (ça devient chronique), de mon équipe qui a envie de me trucider à la perforeuse et de mon patron qui en a marre que je ne parle qu’en hurlant, ça va.

Seule inquiétude, je suis encore chargé comme une bourrique jusqu’au 15 juillet donc pas sûr de pouvoir profiter du mois pour me reposer tranquille et arriver en vacances reposé. Ça sent le gros craquage de début de vacances, ça va encore finir en beuverie a Tel Aviv cette histoire.

Excitation 

  

Tu sais, les gens ne comprennent pas toujours

  

 

mais tu peux pas leur en vouloir. De te conseiller de sortir, de rester chez toi, de dormir, de te bouger, de sortir, de rentrer, de te dire d’être en arrêt maladie, de te dire de ne pas y être, de te féliciter ou de te tancer. Beaucoup ont d’excellentes réactions d’ailleurs, même quand tu plantes ton dîner au dernier moment.

Moi ma religion est faire, pas de médicaments ni d’arrêts maladie, me forcer me forcer me forcer pour aplanir les courbes, sinon c’est la chute assurée.

Tu ne peux pas leur en vouloir par ce qu’ils ne font pas la différence entre les coups de blues, les coups de déprime, et les vrais coups de mou. Surtout si tu es une drama-queen. Et c’est mon cas, lecteur, figure-toi, toi qui ne t’en doutais pas.

Ça te tombe dessus comme une chape de plomb, tu sais que c’est là, ça arrive, ca vient de loin. J’étais debout dans la cuisine, dimanche, en rentrant d’un brunch super sympa et super bon, et c’est venu. J’ai compris que mes petits coups bizarres des semaines passées avaient un sens. J’étais juste en train de descendre. Descendre. Descendre. 

Ca vient de loin mais ça peut repartir vite. Je suis fatigué, j’ai des gros problèmes au boulot, des merdes en pagaille en perso, je suis très stressé, donc je suis juste paralysé. Mais c’est difficile de faire comprendre que tu es mieux dans le noir quand il fait soleil, que même répondre à un texto est un gros effort, que réserver un billet d’avion est impossible (alors que tu sais que tu dois le faire, que tes vacances vont te coûter un bras sinon), que pleurer est la seule chose possible et réconfortante. Et que se coucher à 19:42 est un comportement tout à fait raisonnable.

Tu sais, je m’en doutais un peu

quand Mathieu m’a dit, au café qui parle, rue Caulaincourt, il y a des gens qui ont besoin de mettre un couvercle. J’ai trouvé le couvercle. Et je l’ai trouvé grâce à mes propres ressources. Ma confiance en moi, fabuleuse arme de tous les jours que je me félicite d’avoir trouvée, puisque je n’y croyais pas trop. L’accomplissement personnel de tant de choses, de victoires, de cadeaux, de rencontres, de tant de belles choses. Je suis un garçon chanceux, je le pense vraiment.

Mes propres ressources, ça m’a permis de dire à mon patron que j’avais besoin de trois jours, et qu’il gère le courant et l’exceptionnel, que je débranchais. Juste trois jours. Trop peur de m’apitoyer sur mon sort, ce que je fais très bien. De tomber dans une spirale de merde d’arrêts maladie en arrêts maladies, je connais trop bien ce cercle vicieux. Mais tout le monde n’a pas un patron aussi formidable que le mien. Il a géré. Quel soulagement. Avouez qu’avec tout ça mon deuil en était facilité.

Et c’est vrai. Mais il est dur ce deuil, ça passe pas. Alors j’ai peut être trop tiré sur la corde, j’ai peut être été trop optimiste, ne me suis-je pas assez écouté (alors que ceux qui me connaissent savent que je ne fais que ça, et je le fais très bien), peut être que j’ai occulté. Oui, j’ai probablement occulté. Mais je n’ai pas trop le courage de faire mieux, là. Je le vis mal. Mon premier deuil depuis ma mère. Un vrai deuil je veux dire. Un truc bien pourri, mi-enfantin, mi-existentiel, mi-métaphysique (3 moitiés, oui, je suis chez moi). 

J’ai quand même trouvé que je m’en sortais. Pas mal. Honnêtement. Mais j’ai perdu 13 kilos à ce jour. Et je me suis rendu compte qu’il m’arrive de penser à l’appeler. Et puis j’ai réalisé qu’elle était encore dans mon répertoire. Et j’ai pensé qu’il serait difficile de l’en supprimer. Depuis que je suis rentré de San Francisco, je reste épaté par l’épaisseur du couvercle.

Ma mère me manque, ma grand-mère me manque, c’est stupide car elles sont mortes, mais dire cela roulé en boule dans mon canapé, c’est ce que je fais de mieux en ce moment.

Je suis d’une tristesse insondable. Mais je ne vais pas mal. Car j’ai un entourage en or, je ne serai rien sans eux. Et donc je vais aller mieux. Mais pas aujourd’hui.
  
crédit photo : filippejmgc

Poppers

Ici non mais LOL

Je n’ai trouvé que cela à écouter pour exprimer mon chagrin

Babacar
Où es tu où es tu ?
Ba-ba-car
Où es tu où es tu ?

Je vis avec ton regard
Depuis le jour de mon départ
Tu grandis dans ma mémoire

J’ai des mots qui frappent qui sonnent
Et qui font mal comme personne
C’est comme la vie qui s’arrête
J’ai des mouv’ments de colère
Sur le troisième millénaire
Tout casser et tout refaire
J’ai pas manqué de courage
Mais c’était bien trop facile
Te laisser en héritage un exil


Oh là là j’ai fait que des trucs géniaux dernièrement, si vous saviez. Du rugby, de la bière, beaucoup de bière, beaucoup de soleil, San Francisco, toujours en mode speed, de moins en moins de temps pour souffler.

Juste génial, quelques regrets de ne pas avoir plus de temps pour plus de gens, mais les mois de mai et juin sont toujours ainsi.

Aujourd’hui c’est le petit coup de mou général. Dos qui fatigue, corps qui maigrit (donc qui fatigue), moral au diapason du temps, gris.

Mais sinon ça va, hein.

Mais la moins.

Et sinon, allez bien vous faire enculer avec votre fête des mères.

Non rien.

Tant d’angelus

je m’aime. Je ne me lasse pas de me,regarder dans un miroir, ma barbe est magnifique, je me trouve beau, je suis fier de moi.

J’aime mieux, j’aime moins, je peux choper n’importe qui, j’aime avec parcimonie et moins de passion, je suis heureux.

Tu serais fier de moi.
  

Le boudin noir

Je me rappelle qu’elle avait fait du boudin noir aux pommes, un jour. S était la, comme toujours trop timide pour refuser. Elle lui en a servi, et elle parlait, elle parlait beaucoup, elle racontait comment ils le faisaient a la ferme.

Égorger le cochon

Laisser décanter le sang

Assaisonner cuire

Foutre ça dans des intestins de je ne sais quoi

Moi j’écoutais car je ne connais pas grand chose à cela, et j’adore le boudin. S était à moitié effondré sur sa chaise, ne touchant plus son boudin noir chaud. 

Je me rappellerai de cette scène toute ma vie.

Deux fois, oui.

J’ai pensé qu’il était trop tôt, à 8 heures 15, pour écouter un Hallelujah, même par Jeff Buckley

J’ai pensé que j’étais sans doute un poil sous pression pour faire ce genre de trucs

J’ai pensé que ça allait vraiment être chouette un week end a la campagne pour faire découvrir les beautés de la Sologne à mon pote 

J’ai pensé que, forcément, y aller impliquerait que je ne saurai plus où me garer

J’ai pensé que je disais tout le temps a Pierrot « ma grand-mère elle est toujours chez elle, je peux arriver n’importe quand, elle est là, comme toi » avec l’humour léger qui me caractérise 

J’ai pensé que j’étais très con quand même car ce n’est plus vrai

J’ai pensé que pfou 

J’ai pensé que ça fait chier 

J’ai pensé qu’occulter ça marche aussi, mais pas forcément longtemps

J’ai pensé qu’écraser une larme suffirait, et que la solution était peut être de décrocher sa photo de mon bureau

J’ai pensé que je raterais mon RER de 17:42, et puis je l’ai eu en fait 

Alors j’ai remis Spotify, et c’était pire, il est revenu. 

J’ai pensé que c’était inextinguible en fait

Conclusion finale ?

Toutes ces alarmes, à l’amour, ça larsen

Ca larsen, grosses insomnies de ouf cette nuit, j’ai erré dans Tel Aviv entre minuit et trois heures du matin
Sous la pluie, ici ça drache sec, le temps est capricieux, 22 degrés au soleil, et d’un coup 15 degrés avec une pluie épaisse
Je ne sais plus si je dois mettre un string ou un polaire
Mais c’est trop bieeeeeeeen