Comme une saucisse lyonnaise, calme et sereine

C’est comme si tel aviv venait à moi. La fin d’année est, comme d’habitude un peu difficile. Beaucoup d’emmerdes au bureau, des passionnantes, mais usantes, du temps pour rien, pas pour les amis, même ceux en galère, pas pour la maison, les cadeaux de Noël, je suis en roue libre depuis octobre. En mode, rien à foutre, penser à ma petite gueule plutôt que de penser au lot de culpabilités qui m’assaillent.

Le flacon se remplit subitement dimanche dernier. Ce n’est pas moi qui suis allé à Tel Aviv, non, ça c’est pour dans 19 jours, bientôt 18, et j’ai hâte. Grande hâte.
Mon pote Ron a déboulé directement dimanche soir, au milieu de déplacements infinis, de journées chargées, et ça fait un putain de bien. Je n’ai pas plus de temps pour moi, même moins, mais s’obliger de fait à aller picoler en terrasse au mois de décembre est définitivement ce dont j’avais besoin, plutôt que de me lamenter sur l’absence de temps dans mon agenda, les gens qui m’oublient, ceux qui communiquent pas ou peu, ceux à qui je manque et qui me le font savoir.
Je ne suis pas un ami facile, c’est même de pire en pire plus je vieillis, mais je fais de mon mieux, je le jure.
Il y eut quelques moments inoubliable, comme cette photo avec mon tee-shirt Superdry qui m’a fait pleurer jeudi dernier, ce retour en tgv au cours duquel j’ai alterné crises de larmes, tout en écoutant Daho à fond me suggérer de profiter du dernier jour du reste de ma vie, et endormissement profond, caché derrière l’écharpe que Clémentine m’a offerte. Ce cauchemar au sujet de ton suicide. Ce dîner chez Bocuse. La fête des lumières. Le Mama. Les coquillettes au jambon.
Il ne s’agit pas d’être borderline, il s’agit de vivre, arrêter de contempler la liste de tâches non faites, qui s’allonge, être confiant dans le fait que ceux qui m’aiment me pardonneront, ou me diront honnêtement que j’ai merdé, et j’en serai sincèrement désolé.

Mais je fais de mon mieux, même dans le mode borderline.

Life is beautiful, finally.

Libérée délivrée

Ceux qui pensent que je ne suis qu’admiration et stupidité bloguesque vont être comblés !

J’adore cette chanson, que je connais par coeur.
Faut que je vous dise que je suis stressé. Depuis la rentrée j’ai beaucoup taffé, et là c’est un peu la loose.
Malgré quelques weekends bien puissants, un anniversaire SUPER GÉNIAL (mes amis me lisent, non mais c’est vrai, c’était cool, et j’ai été super gâté bref) malgré tout ça j’ai des merdes internationales à gérer à l’usine, et ma nouvelle recrue vient juste d’arriver dans son poste, j’ai un peu de mal à faire les choses en temps et en heure.
Bref, j’étais donc totalement stressé, en scooter, en rentrant de cette réunion qui avait eu pour effet de me faire me rendre compte, pour la 20 eme fois, du retard pris dans mes dossiers (et genre la rentrée à 1 mois, tu vois l’angoisse), cette phrase est déjà trop longue.
J’étais donc totalement stressé, en passant Rue de Rivoli en scooter, et je pensais au taf, au week-end qui commence demain midi et doit être fini donc partir en weekend totalement en stress, que c’était le bordel, bref.

Et tout à coup, j’ai pensé au week-end que j’allais passer avec des potes, à mes amis, mon travail, ma vie bien remplie de beaucoup de joies, j’ai écrasé une larme, et j’étais tout à coup moins stressé. Comme quoi, c’est simple :)

Et tout ça grâce à cette fabuleuse chanson dans mes noreilles.
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Le flacon presque vide

Le drogué a presque eu sa dose. Il en reste un peu et il tirera la substance jusqu’à la lie, pour sûr. La seule angoisse, c’était que ça ne marche pas autant que l’an dernier. Et bien ça a – encore une fois – bien fonctionné.
Tout y était. Danser jusqu’à en avoir mal partout, boire sans être malade, manger des trucs indécemment bons, faire des rencontres inattendues, se pointer avec une bouteille de vodka chez des gens qu’on ne connaît pas et passer la meilleure soirée des vacances, apprécier la plage, avec tout ce qu’elle contenait auparavant de difficultés, retrouver des êtres chers, accepter de partager beaucoup pour peu de temps, alors que normalement c’est plutôt l’inverse, oublier tout, être à nouveau, être nouveau, innover son image de soi-même, ne pas savoir où cela va aller, ne pas savoir pourquoi ça marche ICI, et moins ailleurs, ne pas savoir ce qu’il faudrait faire ailleurs pour que cela soit comme ICI, ne pas avoir envie de se poser la question, essayer malgré tout de garder ces sensations pour plus tard, même si c’est impossible, donc profiter, ne pas se poser de questions, sourire, simplement, en allumant une clope, en débouchant une bière,
Et y retourner, inlassablement, pour ce qu’il reste de temps, à fond, ne pas craindre la descente, surtout, car la montée est trop belle.

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u’re the cutest guy I’ve ever met

Insomnia

Cette nuit, levé à 6:30, petite balade en bord de mer, suivi d’une grosse dans le centre. C’est beau une ville qui s’éveille :)
[ce post n'est qu'une pâle recopie de mon Instagram, je suis feignant, mais j'ai quand même envie de montrer au monde les beautés de ce pays ^^]

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J’étais un peu angoissé en regardant l’horizon

s’étaler devant moi, cette terre sainte que j’aime tant. La plage de Frishman, Banana, Jaffa, et plus loin, je devine, sous les nuages, Gaza, à quelques kilomètres. Peut-on apercevoir une roquette si elle se dirige vers mon Airbus ? Je pense à l’hôtel que nous allons rejoindre, probablement peu fréquenté, je pense que j’ai super envie d’une bière en bord de mer, qu’il faut que je change mes euros en shekels. C’est clair que j’ai beaucoup trop investi émotionnellement sur ce voyage, mais venant de mois, est-ce étonnant ? Et ce n’est pas surfait, je me sens vraiment bien ici.
J’ai presque les larmes aux yeux quand l’avion prend son dernier virage, j’aperçois les tours de Tel Aviv. Nous arrivons pas le nord est, peu surprenant en raison de la situation actuelle.
Rien n’a changé dans l’aéroport, hormis la mention des abris, indiqués régulièrement. J’apprends qu’une trêve est prévue aussi tôt que j’ai changé ma carte SIM pour une locale.
Je regrette presque que mon avion n’ait pas été abattu par : Hervé Mariton partage le même vol que moi. Heureusement que je ne l’ai pas vu avant, j’aurai pu nous débarrasser du prochain président de l’UMP ;)
On aura pas d’alerte jusqu’à aujourd’hui au moins, prions pour que cela continue, et après la trêve de trois jours.
L’hôtel est calme à l’arrivée, les prix ont baissé à cause de la « situation » comme ils disent pudiquement. Économiser avant d’arriver, c’est le luxe :)
Chez Nana ils passaient du Jeanne Cherhal et du Benabar. La bière et les petites entrées nous ont satisfait. Tuborg, salade iceberg, gruyère et jambon, tortellinis aubergine.
Putain, mais qu’est-ce qu’on fout à Paris 50 semaines sur 52?
On baigne dans un petit 30 degrés, un peu de vent, il fait beaucoup moins chaud que les autres années, un bonheur. Et la mer tangeante la même température. Je trouve qu’il y a moins de monde, la plage à 11 heures, après les œufs bénédicte de Loulou, a lancé officiellement la tournée TLV2014.
Tournée qui semblera pareille aux précédentes, mais qui ne le sera pas, qui variera au gré des rencontres.

Un dîner demain, une soirée vendredi, apporter une bouteille de vodka et se précipiter sur Atraf pour acheter les tickets, Jérusalem la semaine prochaine, cela s’annonce bien. Calme et reposant, enfin peut-être pas tant que ça, on verra bien ce soir.

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Lac de Villefort

Retour en Lozère pour une journée avec Guigui, juste remémoration (oui, ça existe) de nos fabuleuses vacances Lozeriennes des années précédentes. Baignades dans le lac, bain de soleil.
Moins fatigué, et content d’avoir vu mon popain :)

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Sept cent quarante minutes

C’est le temps qu’il m’a fallu pour arriver dans les Cévennes, à Molières-sur-Cèze exactement.

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Coincé comme un abruti dans les bouchons des vacances, à se demander s’il fallait mieux sortir ou attendre, finir par aller au Mac Do (le plaisir qui n’est pas sur l’autoroute), essuyer 3 heures de bouchon, faire des selfies (très fatigué n’est-il pas?) sur des aires d’autoroute. Ce dur moment où malgré ton évidente supériorité homosexuelle (et Alizée à donf dans un bouchon à Clermont-Ferrand), tu expérimentes des sensations hétérosexuelles (sans les enfants et bobonne, mais avec ma sœur cadette et mon beauf).

Bref, j’ai trouvé au bout de la route ma petite famille très en forme, au milieu d’une végétation délicieuse, un paysage charmant, une piscine à 27 degrés.
Grosse décompression, je lutte pour ne pas dormir H24, mais ça fait du bien. Je fume des clopes en écoutant du Lady Gaga.
Les vacances en famille, définitivement le meilleur plan décompression avant d’aller batifoler en terre sainte.

Ah et sinon je suis repassé tout juste sous la barre du paquet de clopes journalier, et je n’ai pas bu une goutte d’alcool.

Et je suis content de retrouver ce blog.

Un temps pour tout

Le temps d’être un bon manager
Le temps d’être patient
Le temps de bosser comme un taré
Le temps de voyager (beaucoup trop)
Le temps de venir tous les matins a 8:00, certains à 7:00, d’autres à 6:00
Le temps de prendre quelques ponts
Le temps de se lasser
Le temps de visiter Berlin, Londres, leurs habitants
Le temps d’être un bon amant
Le temps d’être un bon mari
Le temps d’être un bon ami
Le temps d’être un bon propriétaire
Le temps d’être un bon camarade
Depuis ce soir, le temps des vacances, on se pose, on profite de la matrice, on respire, on bouffe, on dort, on câline

Dans 12 jours on tire le trait et on répartit les bonus. À moins d’une dizaine de smic, je me retire dans un causse.

« Can’t wait to eat your ass again »

17 mai

Journée mondiale

#dinde
#noel
#ridicules
#reniement

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Defying my own gravity

Rentré hier soir a 23:00 de Londres, bagages refaits, reparti à 6:19 pour Aix. Un peu mort, mais à chaque fois que j’ai l’impression de tirer sur la corde je trouve de nouvelles ressources pour supporter les 60 mails qui restent à traiter, les nombreux appels et les clients, j’ai un véritable petit moteur de bonne humeur dans les fesses ^^
Au bureau, ils font tout pour que je garde la patate et je suis vraiment bien aidé de ce côté la, ça fait plaiz.

Il me tarde cependant de me stabiliser à Paris, et de profiter :)

Parfois je me surprends, je n’ai plus mal au dos, je n’ai plus le moral dans les chaussettes, les Aixois kiffent ma barbe, et je fume une clope au bord de la piscine.

Une subite envie de Whisky…

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La solution, c’est la fuite

Cddb est un mec de solutions, c’est bien pour cela que je prends autant d’argent à mes clients pour bénéficier de ma précieuse expertise.

La seule chose sur laquelle je suis assez moyen, en terme de diagnostic, c’est moi. J’ai mis 10 ans à comprendre qu’il fallait que je change de manteau, 25 pour comprendre que s’aimer c’était la meilleure recette pour être heureux, 8 pour savoir que non l’alcool ne rend pas heureux, et je mets généralement 4 ans à m’apercevoir de la toxicité de certains.

Bref, j’ai eu une semaine pourrave sa mère au boulot. Mais du genre pourrave de merde, tu rédiges ta démission et tu envisages de poser tes couilles sur le nez de ton plus gros client pour rire, pour voir comment ça fait. Il faut que je me farcisse une mission infaisable dans le sud avec une équipe pas briefée et des gens que j’aime pas, j’ai trop, mais genre trop trop trop, de boulot, et ces putains de semaines de merde qui font 3 jours alors que j’ai le boulot de 7.

Ajoutons à cela ma vie sociale qui est « chaotique », ma fatigue super en augmentation, ma gripette-rhinite saisonnière, c’était pas la fête dans les caleçons. Heureusement, il y eut quelques bons moments pour compenser tout cela et me faire oublier que j’ai 3 semaines de retard de courrier à la maison, que ma déclaration d’impôts est pas faite (et elle devient de plus en plus compliquée la bougresse), que j’en suis à zapper des soirées, des dîners, des anniversaires, à communiquer avec ma femme de ménage par mail, enfin bon, la merde totale. C’est un miracle qu’il me reste des chemises repassées et que je ne me retrouve pas en haillons au boulot.

Comme je suis, aussi, un mec super optimiste et volontariste, j’ai calé une réunion à Rustle Square pour ce matin. J’étais pas vraiment obligé de la faire, pas vraiment obligé de me déplacer, mais c’était le prétexte génial pour extorquer un billet d’avion à un de mes clients et me faire un week-end de connasse à Londres. Et bah j’y suis !!! Et c’est cool, il n’a plu que 8 fois aujourd’hui et y’a un vent de ouf, mais ça fait du bien.

Londres n’est pas ma ville préférée, de loin, mais j’attends beaucoup de ce séjour « tout seul » pour changer mon opinion. Bon, je maîtrise déjà pas mal le plan de la ville, c’est pas mal.

Et pour ajouter au fun, j’atterris à 22:00 dimanche pour repartir à 6:28 lundi à Marseille.

My funky life !

En fait, la solution c’est pas la fuite, c’est LE BURGER KING ET LA BIÈRE !

Ci-dessous quelques photos a visée culturelle.

C’est marrant ici, c’est mieux qu’en belgique, ils sont roux, mais sexys ^^

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Les tétons tout mous

C’est vraiment quand ton corps te demande d’arrêter de travailler, de descendre une cartouche de clopes par jour, de penser, de picoler et de bouffer. Chez moi ça arrive toujours à cette période, mais l’âge aidant, je suis toujours plus fort. Oui, je vais me reposer, mais la vie est belle et il m’arrive plein de trucs sympas en ce moment que j’ai envie de partir encore plus loin et plus vite, tétons en avant, toujours le poing levé. J’ai envie de vacances, de potes, d’aimer la vie. J’arrive à ne pas trop culpabiliser d’être si peu disponible, et me réjouis de voir arriver juin qui sera décidément plus calme. Enfin j’espère.
Et je mesure chaque jour la chance que j’ai d’être entouré de personnalités patientes et compréhensives, qui savent que je les aime.
Sur ce je vais me coucher, parce que sinon je n’aurai jamais le courage de me lever demain :)

Litanie de l’épuisement

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hanging out in hackischermarkt
Vendome
Partir
Dormir
Repos
1er mai : grippe
Bronches
Rhume
Trop de boulot
Pas assez d’amis
Un léger je m’en foutisme assez agréable
Soquettes
Risotto
Poppers
TGV
Bonus
Vacances
Épuisement
Sinus
Fatigue
Heureux
Feignant
Poilu
Peu bavard
Dominateur
Berlin
Schwutz
Carte postale
Lacet
Trop
Lascif
Converse
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Tel aviv
Baybay
Téléphone
SMS
Trop de choses
Gens oubliés
Culpabilité
Stupide
Heureux
Loin
Parti

1er mai

Plutôt que de laisser des roms vendre du muguet le 1er mai, pourquoi est-ce que l’on ne ferait pas une fête du VRAI travail ? Où l’on célèbrerait ceux qui bossent vraiment et ne sont ni feignants ni chômeurs ?

Le 1er mai c’est l’anniversaire de la mort cérébrale de Beregovoy -1993. C’est aussi l’acte final de la mort idéologique de l’UMP – 2012.

Sluttawhore

Allez on garde le mojo.
I’m sexy and I know it.

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Idées

Je sors du bureau
A bientôt 31 ans et 7 mois est-ce une bonne idée de tout plaquer pour aller faire des études de psychologie à Berlin ?
Pourquoi ça me coûte tant que des amis quittent Paris – alors que c’est très objectivement une excellente nouvelle pour eux ?
« Je veux voir grandir mon neveu » mon dieu tout ce qu’il peut y avoir dans cette phrase qui résonne tant en moi
J’ai évoqué l’idée de divorcer d’avec mon patron
J’ai très envie de former mon successeur
On peut prendre du poppers au boulot ?
J’ai bien fait de prendre uniquement de la bière et pas de la MDMA à Berlin, je crois que je serai en HP à cette heure ci
Arrêter toute vie sexuelle est-ce une option acceptable pour avoir un niveau de sérotonine gerable ?
Il y a un temps pour tout
J’aimerais envisager l’idée que tu marches sur mes couilles
Et la fois ou tu as …
Premier vrai coup de déprime de 2014, and TGIF
Bref, au lit

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Simple et funky

Si la vie n’était que simple et funky, ça se saurait.
Rattrapé par des milliers de trucs à gérer, en perso notamment, obligé de de dire « non » ou « la semaine prochaine » à beaucoup. On arrive fin avril et cela me pèse. Vivement que je puisse me remettre aux 35 heures, j’use la patience de beaucoup…

Parenthèse déchantée

On m’a déjà parlé en Francais 2 fois, alors que j’ai mis les pieds dans ce pays depuis 3 heures.

L’hôtel s’est excusé de ne pas avoir ma chambre de prête, 4 heures avat l’heure normale, j’ai pris ma gueule de traveller et juste demandé que mes bagages soient montés dans ma chambre.
J’ai mis un cierge a Saint Edwige, dépensé deux euros pour une église que je déteste, je ne sais pas si ça servira a grand chose mais vu que tu es mort, c’est la seule chose que je pouvais faire.
Plénitude au pays de l’ours, mon iPhone ne me sert plus qu’à m’orienter, ce que je fais déjà pas mal tout seul, finalement, avec mes petits pieds il ne me restera plus que deux/trois quartiers à découvrir
Il a déjà fait 7 degrés, brumeux, plu, soleil, chaud. Et ça fait 2 heures que je suis la.
Demain il fera beau, j’irai au parc et je prendrai un coup de soleil, je n’ai toujours pas compris pourquoi la spéculation immobilière n’a pas rasé ce havre de paix si original.
En sortant d’un centre commercial, je suis tombé sur deux potes en vadrouille. Quand tu es célèbre, c’est dur de rester incognito.
J’ai acheté des clopes aux toilettes, bu des verres dans des bars d’alcooliques, qui sont des bars d’alcooliques mais en fait de hipsters, avec plein de lesbiennes. C’est normal qu’on les cache en France, ou alors on a déjà tellement de problème avec les homos que l’on refuse de voir les gouines ?
J’ai mélangé le jagermeister, le schnaps, le rosé, le vin rouge, et je n’ai même pas été malade.
La jagermeister m’a rappelé ce week-end à Hamburg où nous en avons définitivement trop bu et que tu as baisé avec le serveur après avoir presque fini à poil sur le bar. Pourquoi je me rappelle de ça, tant de temps après ?
Il m’a demandé quelle était ma couleur préférée, j’ai dit bleu, j’en portais 3 différents sur moi, le mec pas cliché, il m’a demandé mon mot préféré en anglais, j’ai hésité entre « hectic » et « sharp », et finalement le premier a assez bien défini la soirée.
Lui, c’était certainement « whore ».

Dans ce pays dont le modèle économique [et colonialiste] est tellement contestable, j’ai remarqué qu’il applaudissent le passage des bruyants mariages turcs, alors que nous on se pince le nez quand on voit les drapeaux algériens et qu’à chaque mariage un député de droite a envie de faire une nouvelle loi pour éviter les youyous.
J’ai dansé sur Yelle, comme si ma vie en dépendait, la DJette a vu que j’étais presque le seul à comprendre les paroles. Elle a passé les 4 non blondes et j’ai pleuré, parce que cette chanson me fera toujours ça. Heureusement je dansais en fumant. Le problème quand tu danses sur Toxic de Britney en faisant ta connasse, c’est que la bière à 2€, bah ça fait quand même péter.

Je n’avais pas prévu, en quittant ma suite à seize heures, que je rentrerai très tardivement, après avoir laissé ma dignité dans une rue de Prenzlauerberg, enfin plusieurs, et que ce mec dont je me moque de la nationalité me sortira une photo de lui avec la femme du président. NORMAL.

C’est quand je me suis aperçu au même moment que (i) j’étais devenu fluent en anglais (ii) je ne me rappelais plus ce qu’il y avait dans mon verre, que je me suis dit qu’il était soudainement possible que je ne rentre pas vivant en France, ou bien que je finisse au poste de police. Et bien non, je ne suis pas passé loin de tout ça, mais c’était quand même drôlement « unexpected ». On était sur JoachimStrasse et la serveuse m’a dit qu’annoncer venir de Paris était tellement « boring » j’ai éclaté de rire et j’ai vidé mon verre.

Une grosse parenthèse déchantée, certainement pas dépressive, au contraire, juste une belle manière de me prouver que je peux faire du grand n’importe quoi avec un billet d’avion et une réservation dans un bel hôtel, sans rien – ou presque – avoir planifié, et que ça fait un bien fou.
Je n’ai lu quasiment aucun message, j’ai tout oublié du bureau, et c’était furieusement ce sont j’avais besoin. Et je ne suis pas plus fatigué qu’en partant.

Et si je démissionnais demain pour aller faire un master de psycho à l’université de Berlin ? Et si ?

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Coïncidence ?

Rentrant de boîte, exactement 2 minutes après avoir pris cette photo :

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Je reçois ça :

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58 heures

Dans 58 heures je serai a Berlin pour quelques jours. Je débranche mes mails (j’ai déjà arrêté de répondre aux persos et les pros ont une bonne semaine de délai), je coupe tout, et je dors, mange, marche, cours, danse, pendant 4 jours entiers, planqué dans la suite 518 du meilleur hôtel de Potsdamer Platz. J’en ai cruellement besoin.
Ces derniers mois ont été forts en décisions, renoncements, concessions, succès, bons moments, vie sociale agitée mais maîtrisée, difficultés assumées de pouvoir tout faire a temps, je suis fier de moi.
Mais j’ai vraiment besoin de débrancher, mai et juin seront chauds aussi, il me tarde (d’ailleurs ma nouvelle valise est topissime isn’t she ?)

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