Articles classés 'Déprime' ↓

Mantra

J’ai reçu ça une nuit, alors que j’étais à Tel Aviv. Je me demandais ce que ce séjour m’avait apporté, à titre personnel, et je me disais qu’avant tout, je me sentais mieux dans ma tête et dans mon corps, là-bas, avec eux.
Je m’apprêtais à remercier tous ceux grâce a qui cela avait été possible, et il m’a envoyé ça. J’ai fait une copie écran, pour la relire au premier dimanche de déprime. En me disant que certaines phrases comptent, quoiqu’on en dise.

Et on est dimanche.

Thank U O. Love u.

20130908-164912.jpg

Le plateau de 3 mages

20130811-201426.jpg

Et désolé pour l’allusion à Laurent Gerra :)
Note : ils sont bien meilleurs que nous pour les croque-madame. Pour les croque-monsieur aussi, enfin bref, bon bon…

Bien fatigués ici, beaucoup de chaleur, contre coup des vacances, fête trop arrosée vendredi, trop de choses en même temps ? Toujours est-il que le besoin de repos se fait sentir. Hier au calme, aujourd’hui a Nazareth, l’église de l’Annonciation, et aussi la marina de Tel Aviv avec un petit côté vacances, très vacances.

20130811-201432.jpg

20130811-201439.jpg

20130811-201445.jpg

Ce soir dodo tôt, demain mer morte, désert, Mitzpe Ramon. Mardi Jérusalem et Bethlehem, avant d’aborder la dernière ligne droite !
Il n’auront pas ma peau. Mais qu’est ce qu’ils sont adorables :)

La maison en face de l’hôtel. Moi je me vois bien habiter là-dedans, ça changerait du 17eme non ?

20130811-201450.jpg

Ma vie

20130717-200728.jpg

Il est 20:00, mes amis arrivent dans 30 minutes, j’ai bu une pinte de bière et la deuxième est en route.
L’alcool pénètre mes veines, la bière me saoule à une vitesse phénoménale. Très pratique pour décompresser et dormir dans la foulée.
Besoin de décompresser après une journée difficile. J’ai encore pris un peu plus de responsabilités. Gérer 9 personnes au quotidien s’avère un défi. Non pas technique, non pas relationnel, mais organisationnel. Il faut que je repense mon niveau d’implication, mon organisation ma façon de suivre les sujets, de les aborder, de les envisager, de les traiter. Enfin bon, un peu de boulot, et de remises en question.
Tout cela devrait aller.
L’été est arrivé, avec lui une chaleur impossible dans nos bureaux Haussmaniens de la place des Ternes, les vacances sont réservées (vous l’ai-je déjà raconté ? Je ne me lis plus…). Enfinbonbref, ça va être du tonnerre. Je posterai les photos ici (je n’ai plus de Facebook, et Twitter ne m’amuse pas tant que ça), vous verrez. Aucun hôtel de luxe, comme jamais, mais que de l’authentique, du local, de la croisade, du chrétien qui pue, du local en rut, enfin bon que du bon :):)

J’ai pris quelques mesure salutaires pour me simplifier la vie dernièrement :

- la suppression de mon compte Facebook, parce que ce n’était plus devenu possible de detaguer ces photos, de les supprimer, parce que les tentatives de hackage étaient trop chiantes
- la limitation des news au journal de France Inter du matin, et

[ to be continued]

Une simple histoire de convictions ?

Billet posé avec mes tripes, assez peu clair et finalement pas si gentil que cela. Il est là, qu’il y reste. Il représente bien la relative confusion émotionnelle qui m’étreint depuis que je me suis aperçu être soutenu par bien peu de gens, finalement.

J’ose penser que nous attaquons la dernière ligne droite. L’adoption en commission, puis la procédure législative classique.
Oublier tout ce que j’ai entendu, tout ce que l’on m’a dit, les envies de meurtre, l’estime de soi en l’air, et finalement penser aux jeunes générations qui auront moins de mal que nous.

Et les suivantes qui auront encore moins mal…

Cette crise législative aiguë aura eu au moins le mérite, sinon de prouver encore que les faux arguments peuvent dresser des personnes contre d’autres, on le savait déjà, ou bien que les fausses rumeurs (voire les photos totalement fakes) doivent nous amener à nous méfier de tous, quelque soit le camp, non cette crise aura eu le mérite de montrer le poids des catholiques de tous poils, pratiquants ou non, traditionalistes dans leur tête ou dans leur vie, dans la société française.

On aura aussi pu admirer l’intégrisme le plus parfait sortir du bois.

Je m’étais promis de me draper dans ma dignité, de couper tout contact avec qui ne serait pas pour le mariage, qui aurait des propos condescendants ou choquants à mon égard, je l’ai partiellement fait, mais très partiellement. J’ai radié des amis Facebook, mais surtout parce que des amis ça n’en était pas, et parce que la bêtise des autres me fatigue cruellement. Non, dans l’ensemble j’ai laissé pisser. J’ai bien noté la faible mobilisation en notre faveur de nos amis heteros, à de rares exceptions, mais je me dis que bien souvent, ne faisant pas partie d’une minorité, c’est compréhensible qu’ils s’en foutent. Je n’ai pas dit que ça n’était pas blessant, mais compréhensible. Beaucoup de gens m’ont témoigné leur soutien, au moins en paroles, c’est déjà ça. Bon, je ne saurai jamais si c’est sincère ou si ça les dédouane mais c’est la vie. Ceci dit, manifester avec eux aurait été tellement plus savoureux. Bref. N’y pensons plus.

J’ai appris que des gens que je connais, à titre personnel ou professionnel, sont allés à la manifestation du 13 janvier. J’en ai pris bonne note. Ma rage et ma violence sont restées contenues, professionnellement ce n’est pas compliqué, et personnellement ce n’était que pour des gens pour qui je n’ai que peu d’intérêt. Il y a toutefois une personne au bureau que je ne saluerai plus, et qui s’est faite bâcher par mon patron quand il a dit – hors ma présence – que la manifestation pour tous avait compté au moins 1 million de personnes. Ça fait plaisir.

Je suis résistant aux fins de races en tous genres, adorateurs du Vatican toujours prêts à prêcher la bonne parole en se gardant bien de se l’appliquer, n’oubliez pas que j’ai été – sinon élevé – éduqué parmi eux. Je vous narre toutefois l’affaire.

Avant le dépôt du projet de loi, j’avais d’ailleurs fait le point sur les gens qui étaient susceptibles d’espionner pour l’ennemi, ou de clasher durement avec moi, pour leur cacher mes publications Facebook. Et puis je n’en ai rien fait, en me disant qu’ils pourraient se cacher les yeux, se les laver, ou simplement m’ignorer, voire prier pour mon âme, ce qui ne fait jamais de mal. De fait, beaucoup d’idioties sont venues de gens que je n’aurai pas soupçonné de prime abord. Mais dans l’ensemble je suis entouré de gens intelligents, et d’assez peu de gens qui « adorent les homosexuels, mais … ».

Et puis à 30 balais j’ai quand même l’âge pour éviter de m’entourer de cons qui m’emmerdent. Ceci dit je me demande quand même après ça si ça vaut encore le coup de fréquenter des hétéros. Enfin bon, c’est un autre débat.

Dans les gens qui me faisaient peur, il y avait une amie d’enfance, enfin surtout amie dans l’enfance car nous ne nous voyons pas, très catholique et plutôt tradi à mort. Elle avait manifesté en 1999 contre le Pacs, les pédés au bûcher semblaient être de bon goût pour elle, la manif avait été organisée par mon école, sa pancarte était super homophobe, et je me souviens de photos ridicules ramenées de la manif, mais comme je n’avais pas encore sucé trop de bites et que j’avais l’engagement politique et civique d’une moule de bouchot, cela ne m’avait pas traumatisé non plus.

Reste que, même si je garde d’elle le souvenir de quelqu’un de gentil, je sais qu’elle est tellement convaincue que je serrais les fesses en lisant ses publications. Bien m’en a pris, puisque quelques jours avant le dépôt du projet de loi elle faisait tourner une affiche de la « marche pour la vie », accompagnée d’un message encourageant ses copines modernes et engagées à y aller. Sans surprise, après deux recherches, manifestation globalement anti-avortement et anti-euthanasie (oui, j’ai eu des copines super-progressistes, on s’étonne que j’ai mis des années à pouvoir être passif), et surtout anti parti socialiste, ah là là quelle surprise.

Pour ceux qui n’auraient pas le courage de cliquer, appréciez :

Le déroulement des pseudo-auditions à l’Assemblée nationale a témoigné la suprématie du lobby gay sur les consciences de nos dirigeants.

Y’a des jours ou je regrette de pas être gay ET juif, parce qu’appartenir à deux lobbys, pour un type qui n’a fait que l’université et qui a zéro réseaux d’influence, ça me ferait bander. Mais c’est pas le sujet.

Le plus drôle donc, c’est que cette manif avait lieu le …. 13 janvier. Oui, c’était l’ancêtre de la manifestation pour tous, une jolie manifestation de cathos pour mettre la pression a Hollande sur le projet de loi fin de vie.
On n’en doutait pas vraiment, mais les réactionnaires sont quand même enclins à balancer toutes leurs convictions quand il s’agit de défiler, et de ne surtout pas regarder avec qui on défile. Je connais des gens pro avortement qui ont défilé le 13 janvier. Ça me ferait kiffer qu’on fasse un débat dessus, d’ailleurs, parce que bon nombre de cathos tradi sont un peu féministes quand on parle de leur vagin, elles rigoleraient moins.

Mais, globalement, sur la durée du combat, pas de débordement sur son mur. Ni sur celui des autres à qui j’avais pensé cacher mes propres publications.

Aucun débordement.

Pas de commentaire.

Super clean.

Sport ?? Intelligent ?? J’y ai cru un moment, et puis l’évidence m’est tombée dessus comme Gabriel sur Marie :

Non, magie de Facebook. En fait, je me suis aperçu qu’elle avait liké la page, mais avait du me cacher les autres publications, et du coup m’empêcher d’être écœuré. Je ne sais pas si je dois l’en remercier ou lui en vouloir.

20130122-173824.jpg

Ensuite, pour une autre copine, je me suis aperçue que, bien mystérieusement, très peu des billets de son mur m’étaient accessibles, même – chose étrange – les messages laissés par les gens pour son anniversaire (!!!). Le plus drôle c’est que même le mien n’est plus visible.

La encore, j’oscille entre énervement et bienveillante tolérance. Je n’y vois surtout qu’hypocrisie pour le moment, mais je verrai les choses plus calmement dans quelques mois, n’en doutons pas.

Heureusement, pour ces gens pour qui rien ne doit changer, pour ces gens qui pensent que je reste malgré tout inférieur à leur schéma traditionnel, il reste des causes justes (copie écran du même profil que précédemment)

mbblog2

Et sinon quelqu’un a pensé à un référent masculin pour le gamin ? Parce que ça va encore nous faire du pédé ça !

Expédient

Pour m’éviter de dire que je déteste presque tout le monde.
De dire que j’en ai voulu à des personnes à qui je n’aurai jamais pensé en vouloir.
De dire que je regrette un certain nombre de choses.
Que ce que je laisse à penser sur le web est loin de ce que je suis réellement.
Que parfois, j’ai vraiment besoin que l’on prenne ce que je dis au pied de la lettre.
Finalement, à quoi cela sert de dire quand ça va bien si c’est pour ne pas dire quand ça va mal.

20130117-200237.jpg

Du poil, du nounours, du câlin. Du sur, du dur, du barreau.

Mon cœur est assez grand pour des milliers d’amants

On pourra dire que le 13 janvier 2013 aura été difficile à vivre.

En famille, pour ma part, heureusement, l’oeil vissé sur le live du monde, pour y découvrir des chiffres tantôt rassurants, puis finalement pas si géniaux que cela. Il faut bien le dire, les anti-mariage ont marqué un point. Non pas que cela fasse reculer le gouvernement, non, je ne le pense pas, mais cela rend la manifestation de dans 15 jours encore plus difficile à rendre utile. Je me demande si on ne devrait pas arrêter la.
Je n’arriverai pas, pour ma part, à faire monter mes amis heteros à Paris, parce que le sujet ne revêt pas la même importance pour eux. J’irai défiler, évidemment, ne serait-ce que pour justifier mon abstinence totale pour la soirée de la veille, mais sans croire que nous pourrons dépasser le chiffre minimal de 340k manifestants.
C’est dur, mais c’est la réalité. D’un point de vue des activistes et des engagés, nous sommes beaucoup moins nombreux que les catholiques, juifs, musulmans, réactionnaires, anti-progrès et autres fachos associés.

J’ai senti le nœud au ventre après le café, quand le chiffre s’est confirmé. Je me suis dit que ce n’était pas très bon. Peu après, je faisais des câlins à mes neveux, en me disant qu’ils feraient de bons animaux de compagnie et je me disais que ce serait l’une des choses réconfortantes de la journée. Les aimer tendrement, profiter de leur présence, de leur fraîcheur, constater que le premier déteste les maths, et que la deuxième est touchante quand elle dit « je suis triste de te quitter tonton/tâta » (aurait-elle héritée de la logorrhée émotionnelle de tonton?). J’ai eu du mal à les quitter.

Le froid est tombé sur la campagne et sur la maison de papa (qui est au lieu dit « la grand vilaine », ça ne s’invente pas), et nous sommes rentrés à Paris. Salbris, Orléans, Paris Austerlitz, Étoile. Indigestion de déclarations, de twits, de réactions, de petites phrases, de chiffres, de batailles, de jeux de mots, d’esprits intelligents. Je reste blessé, mal à l’aise.

20130113-221952.jpg

Escalator de gare de Lyon, une vieille me sourit, elle monte, je descends, je m’aperçois qu’elle a une banderole dans son sac. Et moi qui ne sait pas cracher.

Retour à la maison, mais aussi sur ce champ de bataille, en plein milieu de mon quartier de bobos. Je suis rentré prendre un café de bobo dans mon appartement de bobo, en me disant que nous ne sommes pas si mal lotis, nous pédés classe supérieure, parisiens, bien payés, et pas mal considérés. Il n’en reste pas moins que ça me fait chier.

J’ai bien fait de ne pas rentrer directement de la station du RER à la maison. Non. J’avais besoin de réfléchir. De sentir le froid, le pavé parisien, mon pavé parisien, que tant de gens que je déteste ont foulé aujourd’hui. J’ai redescendu la grande armée, pour me réapproprier cette avenue. J’ai vu des tracts, mais ils étaient détrempés. J’ai marché, et quand je ne sentais plus mes mains, je me suis dit qu’il était temps de rentrer.

Catharsis de bobo parisien, café de bobo parisien, lexomil de bobo parisien, problèmes de bobo parisien (il n’y a pas que la manifestation des fachos qui me trotte dans la tête en ce moment, j’ai quelques emmerdes un peu sérieuses qui me compliquent la vie), et des grosses larmes de bobo parisien sur mes joues à cet instant ou je vous écris.

Je ne cesse de me répéter que ma vie est probablement plus enviable que celle de beaucoup de mes concitoyens, mais ce soir, j’ai juste envie de crier que ça fait chier.

Et de monter chez mes voisins du premier, leur expliquer que je suis aussi bien qu’eux, eux qui ont peur quand leur petite de 4 ans me parle et qu’ils n’aiment pas ça, qu’ils ne me disent pas bonjour, et qu’ils n’avaient pas besoin d’aller fouler le pavé pour exprimer leur détestation des invertis. Je la vois tous les jours.

J’ai toujours dit qu’à 20 ans je n’avais que très peu d’amis homos, qu’a 30 j’en avais proportionnellement beaucoup plus car les heteros avaient une vie différente de la mienne, moins sociale par la force des choses, j’ai presque envie de dire que je me suis peut-être aussi caché derrière mes petit doigt. On est bien, quand même, entre pédés. Simpliste, oui, mais,ce soir, réconfortant.

Bobo oui, mais là, plutôt allo maman bobo.

Des progrès, des progrès, des progrès,…

Le CDdB sort de sa bulle. Près de 50 textos envoyés ce jour, pour rattraper mon retard de socialisation depuis un bon mois. Je suis fier de moi.
J’ai un peu mis la pédale douce sur les réseaux sociaux, et j’ai aussi mis un coup à ma vie sociale, ça m’a permis de prendre du recul, mais pour que ça aille mieux il faut que je me remette en piste, socialement parlant.
Je cale des dîners, donc.

Toujours un peu déprimé, mais on se soigne, et bien décidé à devenir meilleur que l’an dernier, en tout cas à montrer à mes proches que je peux être attentif et présent des que j’irai mieux, ce que je n’ai pas été jusqu’à présent.
Mais ça fait du boulot à rattraper…
Bref, j’espère que je n’ai oublié personne.
Sinon aujourd’hui formation de droit fiscal avec un ponte de la profession, très drôle et absolument socialiste, ce qui est toujours mieux, les gens de droite sont tellement obtus quand on parle d’impôts.

On a vérifié, l’ISF de Raffarin était beaucoup plus cher que l’ISF de Hollande (en faisant abstraction de celui de 2012, bien sur…), et la taxation des dividendes à augmenté de 5 points seulement depuis le passage à un gouvernement socialiste.
À mon sens il reste encore du boulot, et surtout c’est difficile de convaincre les gens que non, la loi de finances 2013 n’est pas du matraquage fiscal. Les gens ne réfléchissent tellement pas par eux-mêmes.
Sinon ils se seraient aperçus que la « niche Copé » tellement décriée par la gauche en son temps, qui ne taxait qu’à 1,66% les plus values de cessions de titres entre sociétés était passée à … 4%, autant dire cacahuète.
Le changement fiscal, ce n’est donc pas maintenant, à mon grand regret, et la fiscalité socialiste ressemble quand même à celle de la droite, donc arrêtez de chialer !

Mais, pourquoi tant de haine ?

Parce que ce matin, en allant chier, en plus de trois mails de boulot reçus dans la nuit, j’ai entendu Dalil Boubakeur, le recteur de la grande mosquée de Paris, sur Europe 1.
Je cite

« [...] en ce qui nous concerne, les choses sont très claires, si la religion musulmane rejette formellement l’homosexualité en tant que orientation, mal vue et condamnée, dans les textes sacrés, par ailleurs, du point de vue sociétal, l’islam en france ne peut non plus se taxer d’homophobie, ça nous rejetons ces attitudes …[...] »

« [...] nous condamnons l’homosexualité mais nous ne voulons pas nous dresser, être homophobes nous ne voulons pas participer à une manifestation sociétale ou l’organiser[...] »

« [...] la participation à la manifestation est de la conscience de chacun [...]« 

Et bah tu vois, Dalil, là tu fais chier. Tu me gonfles. Parce que ce que tu penses de l’homosexualité, je m’en contrefous. Tu es un religieux, tu célèbres des mariages religieux, restons-en là. D’ailleurs, si tu étais à l’aise sur le sujet, tu n’aurais pas utilisé 10 fois le mot « sociétal », comme une espèce de rempart. Ce qui attrait à la vie en société te ferait-il peur ?

Je reste quand même estomaqué de l’absence de réaction réellement et sincèrement écoeurée, du PS, du MRAP, de la Licra, de SOS Racisme, devant ces manifestations de discriminations en place publique, avec toute la bonhomie du monde, et l’apparente bonne foi de l’idiot heureux. Gageons que notre minorité est bien moins défendue que les autres. Le lobby gay serait-il en panne ?

J’ai désinstallé avant Noël l’application twitter de mon iPhone : j’en avais marre de lire les twitts de la #teamhomophobe, et autres. Certes, j’admirais ceux qui, de mes amis ou des militants, leur répondaient pied à pied, mais tant de connerie me chamboule tellement que je pensais ne pas pouvoir en supporter plus.

J’ai néanmoins – après avoir avalé 2 whiskys et un Xanax – tiré 3 captures d’écran de 4 twitts homophobes pris au hasard sur twitter il y a quelques minutes. C’est édifiant.

th3 th2 th1

Donc voilà, j’en ai ras le bol, vous me cassez tous les couilles, occupez-vous de vos ouailles que l’on en reparle plus, parce que vraiment la société peut avancer sans vous. Si on vous avait attendu, on serait encore à l’âge de pierre (et pas de Pierre Bachelet).

Aussi parce qu’il l’écrit bien mieux que moi, et avec beaucoup moins de haine, allez voir ce billet, et demandez-le en mariage. Je le reprends à mon compte.

Bonne année

20130101-150119.jpg

Un réveillon un peu original ma foi. Un agréable dîner entre amis émaillé de présences internationales (un polonais-marocain fort agréable a regarder, un malgache états unien d’adoption, un on ne sait pas trop quoi – tous absolument magnifiques et sexys en diable), un dîner de haute qualité (foie gras aux truffes, purée de marrons, canard, kangourou,…), 12 raisins sur les douze coups de minuit, des embrassades, beaucoup de champagne, des amis proches et précieux.

Tout aurait été parfait si je n’avais pas fait l’idiot le matin même : partir a un déménagement aider un ami, sans rien pour protéger mon dos. L’alerte avait été donnée par mon genou qui a couiné – privé de sa genouillère – pendant que je déplaçais un chariot. Mais il a fallu que j’ignore cela, et c’est en soulevant des livres que je me suis douloureusement affaissé.
Mes lombaires ont mal. Point positif, pas les mêmes que la dernière fois, mon dos devient plus solide. J’ai souffert le martyr hier et c’est un peu mieux aujourd’hui. Moi qui croyais en être tiré d’affaire début 2013, il va falloir que je me bouge.

Comme les emmerdes n’arrivent jamais seules, une fabuleuse engueulade a débuté cette jolie année. Il faut croire que je n’ai plus la capacité de prendre du recul, de me détendre, et de pardonner. C’est quelquechose que j’ai toujours assez mal fait, pardonner. Les autres le font toujours assez bien pour moi. Je pense que je suis un peu un connard en ce moment.

Heureusement mon fidèle compagnon de lendemains difficiles m’a traîné au parc monceau, désert aujourd’hui.

L’année ne commence pas si mal. La liste des défis a relever se rallonge, il y aura probablement beaucoup de changements, mais pour le meilleur je n’en doute pas.

Enfin, espérons-le hein :)

Égalité et autres trucs

J’ai un peu de mal a parler, ici ou en vrai d’ailleurs, beaucoup s’en sont aperçus.
Donc en images d’abord…

20121216-225610.jpg

20121216-225627.jpg

20121216-225636.jpg

20121216-225644.jpg

Mon cher Henri

Il était temps que je sois capable d’écrire quelquechose sur cette histoire.

Je l’ai vécue de près et de loin à la fois, j’ai pas mal flippé, mais j’ai vite compris l’enjeu. D’où mon silence. Silence qui ma profondément honoré (oui, je m’envoie des fleurs), et je suis d’autre part relativement fier de moi pour avoir presque réussi à dire à ton ex ce que je pensais – à chaque fois.

Ta persévérance pour ne pas te faire soigner – mais ne te masturbe pas – tu es banalement taré, comme beaucoup – beaucoup qui s’en sortent et bossent sur eux-mêmes – ta persévérance donc était inacceptable. Tes faux semblants, ta méchanceté et ta capacité à aspirer tout ce qui te voulait du bien étaient admirables.

Tu as été parfait. La grande scène du deux à toutes heures, les ragots, les méchancetés intelligemment distillées.

C’est dommage, car j’éprouvais une réelle affection pour toi. Sincère et que je pense partagée. Finalement ces 6 mois étaient chouettes. Tu étais un type bien, avant de (re?)devenir un parfait connard. Même quand tu disais « han, c’est les amis de mon mec, ce ne sont pas les miens », tu n’étais pas crédible pour paraître si détaché. Tu ne l’as jamais été, au contraire, tu aimais notre présence comme nous aimions la tienne. Rappelle-toi a quel point ces soirées étaient géniales, pétillantes, intelligents, délicieusement provocantes. Pourquoi as-tu alors décidé de devenir totalement indécent? Si encore tu avais eu l’intelligence de reconnaître que cela venait de toi, et non d’une force obscure qui te dépassait. Mais non, entre l’utilisation des canaux Facebook tel un ado, le harcèlement et les insultes, il a fallu que tu ne sois même pas digne de ta cible. Ne t’inquiète pas, je suis bon en délit de presse et à la différence de toi je connais la différence entre l’injure et la diffamation.

Donc non, clairement je n’aurai pas pu t’aider, je ne regrette pas d’avoir sauvé mon cul, j’ai déjà failli y passer avec le profil exactement identique au tien, et j’étais trop impliqué. D’ailleurs quand je l’ai ramassé à Larib’ je n’ai pas fait de billet de blog, mais j’aurai donné n’importe quoi pour être foudroyé de suite. Je ne t’ai pas donné ce pouvoir, et c’était une excellente idée.

J’ai sauvé ce que j’aimais encore de vous deux et qui méritait d’avancer, cette chose sublime que tu as presque réussi à casser. J’avais juste besoin de déverser mon fiel. Hier rue sainte croix de la bretonnerie je me demandais si on se croiserait un jour, par hasard. Franchement je m’en fous. Ça me paraît tellement loin, tu as tellement choisi de ne plus être dans la course.

Voilà, tu as tellement merdé tout en me disant « ton silence ne m’aide pas », que j’avais envie – moi aussi – de dire ce que j’en pensais.

Ce n’est pas joli, mais c’est terriblement humain, déçu, amer. Le deuil est fait, n’en parlons plus.

Narrations – lettres à Gisèle, Jeremy, et les autres …

C’est un exercice de style, pas un compte-rendu hein, bande de voyeurs.

20120811-155627.jpg

Ma chère grand-mère

Tout se passe bien ici en Israël. Le temps est formidable, il fait jusqu’à 40 degrés le jour, pas moins de 25 la nuit. C’est un peu dur car très humide, mais en usant 3 tee-shirts par jour, on y arrive. L’hôtel est très agréable avec une terrasse sur le toit pour bronzer ou boire des verres. L’eau est à 25, presque trop chaude, mais c’est très agréable de se baigner. Nous avons trouvé beaucoup de restaurants très sympathiques et les gens ici sont très gentils. Tout se passe bien, nous t’embrassons.

20120811-155814.jpg

Salut ma couille,

Je te raconte pas l’ambiance ici. Il fait super chaud et humide, les mecs sont bandants, et entre les touristes et les bruns aux yeux bleus, c’est à faire un anévrisme tellement tu triques tout le temps.
Les gens que nous avons rencontré sont adorables. Il y a trop de français, mais la vie gay est assez cool, les mêmes bars pouf qu’à Paris, les mêmes bars survendus que dans n’importe quelle ville, les mêmes saunas ou tout le monde tourne sans baiser, mais c’est quand même beaucoup plus sympa et agréable que chez nous.
Bon après je passerai pas ma semaine à Tel Aviv sur la plage, car même les gays ont un côté Bretignolles-sur-mer assez pénible, l’idée d’un hôtel un peu luxueux, même si à un quart d’heure de vélo de la plage à tata est plus que bienvenue. Mais c’est totalement délire.
Faut dire que boire un coup à poil dans un sauna entre un militaire et un juif orthodoxe, ça change de nos vendeuses du marais, non ?
Bon, la première page de mon grindr montre les garçons à moins de 200 mètres, pire que dans le marais. Je parie que ça deviendra vite la nouveau Sitges ou Ibiza. On a eu raison du revenir encore cette année, si Bachar ne fout pas la merde ça va devenir infréquentable, on sera obligés de se terrer ailleurs. 2014 Bahreïn ? Lol

Bon, ce soir on boit un coup avec un beau brun ténébreux et très sympathique, faut juste qu’on ait assez l’esprit saint pour se lever tôt, car le périple à Jérusalem commence. Wish me (f)luck

Pensées du soir

Il est 00:47, j’ai parcouru plein de vieux SMS, de vieux souvenirs, et même mon répertoire téléphonique. Je n’aurai pas dû. Bref, que personne n’en prenne ombrage, ce n’est ni forcément exhaustif, ni même exact. Ou pas.

Avant veille de vacances. Antépénultième jour de travail fini. Tout va bien, tout va bien se passer. Avoir tout organisé, un budget hôtel équivalent à 2 smics, le reste à l’avenant.
Un seul objectif : être d’attaque i.e. joyeux, reposé, en forme, aimant et d’égale humeur le 29 août. La solution : 4 jours à Paris, 7 jours au moyen orient, 3 jours à Paris, 4 jours à la campagne, 3 à la mer, 4 à Paris, une Amex prête à éclater, et presque tout de géré avant de partir.
Il y a 3 jours c’était l’anniversaire du décès de ma rétine de jeune homme. Cette salope m’aura brisé dans mon élan de jeune con.

Je m’essaie a un résumé de la vie du CDDB, en années, (donc pas forcément super exactes au niveau des dates) :
- 1982-2000 : conscience endormie, syndrome du tresmaldanssapeau
- 2000-2001 : turbulences gigantesques, amour gargantuesque
- 2001-2003 : rupture définitive du cordon, dans la douleur
- 2004-2007 : exode parisien, rapide ascension sociale/financière/self-estime
- 2008 : badaboum dans tes yeux. Condamné à mourir, aveugle ou handicapé, tu choises. Ça ne sera rien. Sauf mes angoisses et mes névroses qui en prendront un (gros) coup
- 2009/2010 : bof bof on se remet doucement
- 2011 : à nouveau rien ne m’arrête, fêtes inoubliables, rencontres essentielles, imbattable et heureux
- 2012 : année difficile, achat d’un appartement et remise en cause, ça remonte, je sais juste mieux qui/quoi ne méritait pas que je perde mon temps, je sais mettre de l’argent de côté, et j’arrête de m’emmerder avec ceux qui ne me méritent pas.

Bref, big expectations sur la rentrée 2012.

Je prends de nouvelles responsabilités avec une équipe élargie, donc bancale, qui attend en partie que je me plante et ne s’attend pas a la guerre nucléaire que je suis prêt à mettre en place pour réussir. Ça va chier Adrienne.

Et j’arrêterai de penser que les gens qui s’intéressent à moi ne le font forcément que pour ma personne.

Œcuménisme anal

Oui, les catholiques, certes un peu proches du droit canon, c’est aussi ça :

20120709-210750.jpg

20120709-210756.jpg

Et dans le texte, je graisse les passages intéressants et vite la soupe soporifique façon homélie.
Source : ici

[...]

Dès que François Hollande a fait connaître son intention, s’il était élu à la tête de l’État français, de légaliser le « mariage » homosexuel et l’adoption d’enfants par les duos homosexuels, Civitas a annoncé qu’il mettrait tout en œuvre pour faire échec à ce projet contre-nature.

François Hollande élu, à peine Jean-Marc Ayrault était-il désigné comme premier ministre qu’il confirmait au lobby homosexuel son intention de faire respecter les promesses électorales en question. Faute d’être en mesure d’appliquer ses promesses économiques et sociales, le Parti socialiste va tenter de faire illusion en traitant de questions sociétales, toujours de façon antichrétienne, antifamiliale et antinaturelle.

Sans plus tarder, Civitas a donc fait imprimer en des dizaines de milliers d’exemplaires deux modèles d’autocollants. Il s’agit de la sorte de débuter la riposte. [...]

Le premier de ces autocollants proclame :« Aujourd’hui le mariage homo, demain la polygamie… Stop ! Le mariage = 1 homme + 1 femme ».

Un tel slogan est loin d’être une caricature. Le mariage en France repose sur deux conditions essentielles. Qu’il s’agisse de l’union de deux personnes. Et que ces deux personnes soient un homme et une femme. Si l’on accepte de remettre en cause la seconde condition pour satisfaire une revendication communautariste homosexuelle, qu’est-ce qui empêcherait de remettre en cause la première condition pour satisfaire demain une revendication communautariste musulmane ou autre (des partisans de la polygamie existant par ailleurs au sein de la communauté homosexuelle) ?

Le second de ces autocollants est illustré d’une photographie de deux exhibitionnistes quasiment nus brandissant le drapeau arc-en-ciel des homosexuels. La photographie est barrée d’une question : « Confieriez-vous des enfants à ces gens-là ? ».

Il s’est immédiatement trouvé des homosexuels pour crier au scandale et rétorquer qu’il s’agit d’une photographie tirée de son contexte. L’imagerie que projette la gay pride dans le miroir de la communauté homosexuelle serait-elle difficile à assumer ? Il ne fait en tout cas nul doute que chaque gay pride offre ad nauseam de telles exhibitions à la vue du moindre passant, sans que les organisateurs aient jamais cherché à y mettre fin. Il ne fait non plus nul doute que la gay pride est bien un événement représentatif de la communauté homosexuelle. Sinon, François Hollande n’aurait pas jugé utile, l’année dernière, de participer à celle de Paris aux côtés de son ami Bertrand Delanoë.

Bien entendu, ces autocollants, ne sont que l’amorce d’une campagne qui ira crescendo. Fin juillet, au cours de la session d’été de Civitas, nous peaufinerons la stratégie qui sera mise en place dès le 1er septembre. Avec un souci pédagogique, nous chercherons à informer les Français des véritables enjeux. Que l’on parle d’anthropologie, que l’on se préoccupe de la conservation du modèle familial classique sur lequel repose l’équilibre de la société ou que l’on s’inquiète du bien-être de l’enfant, tout nous ramène à refuser ces revendications absurdes du lobby homosexuel.

Civitas fera connaître les résultats de différentes études menées à l’étranger au sujet des conséquences de « l’homoparentalité ». Civitas démontera la manipulation des chiffres avancés par le lobby homosexuel en matière d’homoparentalité.

Des réunions publiques seront organisées par Civitas à travers toute la France afin de contre-balancer la désinformation ambiante, de mettre fin à la pensée unique que l’on cherche à nous imposer en la matière. Nous entendons bien libérer les Français de la culpabilisation engendrée par un matraquage de propagande au nom d’une prétendue lutte contre « l’homophobie », vaste supercherie destinée à empêcher tout véritable débat.

[...]

Parallèlement, nous entamerons un travail personnalisé auprès des élus. Même à gauche, nous savons que certains sont loin d’approuver un tel bouleversement de société. D’autre part, nous chercherons à obtenir des évêques de France qu’ils prennent leurs responsabilités et fassent savoir publiquement la doctrine de l’Église en la matière.

Et lorsque nous approcherons de certaines échéances, nous organiserons des manifestations publiques dans différentes villes de France ainsi que des veillées de prières.

Tout cela va demander énormément de moyens. Nous allons essayer de coaliser toutes les bonnes volontés et de rassembler le budget colossal nécessaire à une telle mobilisation de grande envergure. C’est un moment crucial. À la grâce de Dieu !
——-

Bon, on est mal barrés …

Je pense quand même qu’il va falloir garder quelques jours de congés pour organiser des partouzes déliquescentes en réponse à ces veillées de prière !

Connaissez vos ennemis

Qui ne font pas forcément partie des minorités incultes…

Par ailleurs, la divulgation du caractère gay entraîne une perte de liberté. Il n’est pas certain que les proches tiennent à y être associés publiquement.

C’est ce qui le fait peur, en dehors de ce que je mentionnais dans le post précédent. On va aussi se bouffer les intellos de droite (psys douteux, freudiens ou – pire – lacaniens) et aussi ceux de gauche. Je suis pas convaincu que la mère Agacinski monte rapidement en chaire pour dispenser sa prodigieuse et sage parole.

Non mais sérieux gars, tu es né ou ? En Sicile dans les années 1940?

Je vais quand même me fendre d’un mail au bâtonnier, ça va le faire rire.

Pour tous ?

Je vis une sale période. Une période faite de doutes, d’emmerdes, de vraies emmerdes. Pas une énième période de déprime ou tout le monde sourit en haussant les yeux au ciel. Ah, CDDB et ses questionnements existentiels !
Non, une vraie période où j’épuise mes amis, je souffre au sens propre, de façon aiguë, et j’ai un peu de mal à trouver la porte de sortie. Au delà de deux gros soucis vraiment importants, ceux qui te font perdre le sommeil, se superpose bien entendu une foultitude d’énervements divers et variés, et quand tu ne dors pas, tout va vite assez mal.
Il y a une chose par contre sur laquelle je ferai bien un épanchement darvalien, qui vous fera sans doute sourire, que certains trouveront intéressants et d’autres ridicules. Ne m’en voulez pas, si j’ai le courage de parler de quelquechose sur ce blog c’est que je vais un peu mieux.
Je suis incapable de m’épancher auprès des gens sur ces sujets importants (à part les 4 qui recueillent tout, et ils morflent,…) donc je vais faire dans le typique darvalien, en souhaitant que cette envie soit témoin d’une barre qui se redresse durablement vers un avenir souriant.
Allez, on y croit [pleure]

20120708-230908.jpg

Depuis la gay pride – à laquelle je n’ai pu assister – Dominique Bertinotti a reparlé de l’engagement numéro 31 du programme de François Hollande sur le mariage homosexuel. Mariage pour tous étant plus joli, mais mariage homosexuel recouvrant quand même une réalité que le débat parlementaire, journalistique et PMU-esque ne nous épargnera pas.
Depuis sa prise de poste, Dominique Bertinotti en parle, donc, du mariage et de l’adoption, mais c’est véritablement avant la pride qu’elle a précisé le calendrier allant vers une adoption au printemps 2013, si j’ai bien lu.

Soit.

Cette semaine, j’ai lu cela, et cela.

J’ai discuté notamment avec Cousin Adoré, réceptacle de mes angoisses névrotiques et alcoolisées, et en finissant la bouteille de rosé pamplemousse, avant d’attaquer un château Ligondes***, je m’écriai, avec la mesure et la distance affective qui me caractérise si souvent « putain, on va morfler pour le mariage et l’adoption, ça va être sale, super sale ».

Comme nous sommes différents bien qu’identiques, et comme son appétence pour la gauche de la gauche fait de lui un dangereux socialo-communiste (que je ne suis pas, je précise à l’attention de mes amis de droite avec qui je me suis brouillé pour les élections), Cousin Adoré avait l’air de me trouver quelque peu pessimiste. Notez bien que ça ne me surprend pas, TOUT LE MONDE ME TROUVE PESSIMISTE. (Mais c’est encore la meilleure manière d’avoir raison).

Bref, j’ai durement pris conscience ce week-end, déjà parce que Cousin Adoré à fini par paniquer lui aussi en lisant ça, qu’il faudrait compter nos abattis et baisser la tête car les merdes vont voler très bas au moment du dépôt de la proposition de loi.

Au-delà de ces considérations, de tout ce que l’on va nous expliquer sur la nature, l’ordre naturel, Dieu, le caca, la façon de s’enculer comme des clébards, et notre penchant incontesté pour l’immuno-déficience acquise, je trouille quand même un max.

La campagne à été dure. Je ne suis pas un grand militant, mais en tant que traître à la cause de droite je me suis pas mal frité avec plein de gens, et parfois tu t’aperçois que tu as des valeurs super-opposées (ce que Cousin Adoré ne connaît pas, car il évolue dans un milieu essentiellement socialo-communiste ^^).

Alors, ce mariage Homo, ça va me faire mal. Mal parce qu’il va falloir avaler des couleuvres avec ceux qui adorent les homosexuels, mais qui pensent qu’il faut un papa et une maman, le tout sous une couche de catholicisme bien pensant.
Mal parce que l’on va encore se faire insulter et que je suis terriblement sensible à ce genre d’arguments, arrivant justement à un âge ou je n’ai jamais autant ressenti mon anormalité en ce sens qu’elle devient sociale et témoigne de mon mode de vie, de mon incapacité à procréer, à faire des projets, à servir à quelquechose.
Mal parce que, je le sais, je serai intraitable avec les arguments fallacieux, je serai insupportable avec les bien pensants, je serai méchant et je n’aurai pas peur de foutre un dîner en l’air pour un connard rétrograde.

Alors oui, ce mariage et cette adoption vont être très sales, voire totalement dégueulasses. Mais après, on aura fait le tri, compté nos amis, assumé nos valeurs, et quelque part amélioré celles de la société française.

C’est comme quand un type est doué pour te tripoter la prostate, c’est chelou au début, mais ensuite tu ne penses plus qu’à le supplier de continuer.

Ça va être bien, oui, après. En attendant, j’ai très peur, vraiment.

*** : oui, on s’en fout, il faisait beau, c’était le seul jour d’été de juillet, on buvait comme des cagoles, faites pas chier.

PS : Noël en photo, parce que je pense irrémédiablement à ce livre abominable et gerbant qu’il a édité après le mariage de Begles, qui n’était pas un mariage.
Le recueil de lettres d’insultes que j’y ai lu, car il les a toutes publiées, m’a fait penser que ça serait très long, avant de pouvoir y avoir droit. Ça a été long.

Amoureuse

Et en rut, donc on ne clique pas si on est pas un peu perv

Désolé, je n’ai pas le temps de mieux faire, mais en même temps j’ai pas des millions de choses à raconter, vous me connaissez.

Lire la suite →

I say no, no, no

Un week end au calme, loin de tout et de tous. Peu de rencontres, peu de cafés, pas d’apéro, pas de sortie. Un dimanche canapé/canal plus à rester faire ses choses de fond qui manquaient quand même cruellement. Cela m’a fait du bien, autant que tous les preuves de soutien que je reçois et qui me font très plaisir.

Je quitte Paris pour un moment, ce qui devrait m’aider à prendre du recul. Quoiqu’une grosse due diligence dans le sud de la France ce n’est pas non plus la meilleure façon de se reposer, mais j’essaierai d’y penser en buvant des whiskys cocas au bord de la piscine.

Le week end prochain je redeviens mondain, si je fais pas un combo cafe/apéro/dîner/eagle/dépôt, c’est que la vie ne vaut rien.

Ah oui, aussi Margin Call excellent film, un poil technique par moments (si je peux aider…) mais vraiment un moment agréable. Allez le voir.

20120520-230523.jpg

What’s up ?

19:26, un jeune homme arrive en claudiquant vers une table de café. L’un des rares bars du marais qui possède une terrasse ensoleillée toute la journée. Il n’y a plus de soleil, on voit les gens sortir du métro, les innombrables qui se donnent rendez-vous place sainte opportune, quoi de mieux que d’entamer un dialogue avec le cinglé qui sommeille en moi ?

C’était le 288eme jour, que tout s’est écroulé, en fait.

T’étais déjà un peu flingué mon pote

Oui, ça avait commencé avant, et c’était insidieux

Non mais quand même, tu as déconné. Si tu avais pas mis le doigt dans ce truc rien n’aurait commencé

Oui mais n’empêche que j’ai plutôt pas mal géré

Tu savais que quelqu’un te piquerait ton épanouissement, c’est fragile un épanouissement, surtout pour quelqu’un comme toi

Mais, pourquoi tu es revenu, pourquoi à ce moment là ? ça faisait bien une dizaine d’années que je ne t’avais pas vu

Je crois que tu me manquais

Oui, enfin S t’avait fait dégager rappelle-toi, et puis j’avais trouvé d’autres raisons de ne pas te revoir

On ne choisit pas, mon chéri, c’est moi qui décide.

Tu décides ? Mais je t’emmerde moi ! J’allais très bien avant que tu n’arrives ! J’avais dépassé tellement de choses, j’étais confiant, heureux, enfin autant que je puisse l’être.

Justement, l’étais tu trop ou pas assez ?

Il y a des jours où, quand le jour se lève,
On voudrait rentrer tout au fond d´un rêve
Et puis, soudain, lorsque le clocher sonne,
Il y a des jours où l´on n´est plus personne.

J’avais fini par oublier ce que c’était. Plus de coups de gueule, ou presque, que de la lassitude, des larmes à ravaler, un poids sur l’estomac en permanence, une envie de rien, des journées à ne rien produire, regarder passer le temps, c’est juste insupportable.

Et insoluble, aussi. J’ai créé sciamment quelquechose que je ne peux pas solutionner. Quoi de pire pour un homme du chiffre et du droit? D’un véritable traumatisme personnel, que je suis à peine fondé à reprocher, et surtout même pas capable d’expliquer.

J’ai cru que c’était acquis, que cette confiance en moi née en 2008, cette possibilité de résonner, d’être, de vivre, était illimitée. Mais le papillon à halogène (d’un bar miteux sûrement) s’est brûlé les ailes. Et paf. Verre de terre.

Les contre-arguments : tu es jeune, tu es riche, tu as tout pour être heureux ? Et alors ? Ça me décrédibilise pour perdre confiance en moi ?

Tu as des amis super : c’est mieux, je suis infoutu de voir le bien qui m’entoure, je n’ai jamais été. C’est quand je perds que je compte. Je me prends trop de temps à moi-même.

« Tu es quelqu’un de bien. Pose toi toutes les questions du monde mais ne questionne pas ce point. » ce texto envoyé par G est probablement le meilleur argument que l’on m’ait opposé. Il suffirait de s’en convaincre.

J’aimerais juste arrêter de parler, pour un moment, continuer de penser, ça je ne sais pas faire autrement, mais arrêter ne serait-ce que de dire que ça va bien. Ce serait chouette.

Dormir aussi, arrêter de profiter de la nuit pour penser, y être tellement heureux la nuit, et regretter le matin, et la sciatique qui tire tout ce qu’elle peut.

Bon, j’ai grillé 5 clopes, bu deux coca zéro, je vais me trainer clopin-clopant jusqu’à un bar du marais et noyer mon chagrin dans l’alcool. Ça ne sert à rien, mais ça adoucit.

Mais c’est décidé, je donnerai toujours moins en amitié qu’en amour.

Tout cela est tellement idiot, et useless.

Close your eyes, give me your hand, darling
Do you feel my heart beating
Do you understand
Do you feel the same
Am I only dreaming
Is this burning an eternal flame

Tetra-défonce

20120517-001247.jpg

J’ai pris il y a une demie heure un antalgique et un décontractant musculaire. Je suis pile poil entre le moment ou je suis défoncé, hyper las, et prêt à m’endormir. Pour la première fois de la journée je ne sens plus la douleur dans mon talon, qui y finit et commence en bas de mon dos, au côté gauche.

Avec mon disque lombaire pèté, j’ai eu 4 lumbagos mémorables, mais jamais de grosse sciatique. J’en ai pour 3 semaines de ceinture, ensuite kiné, pour me rééduquer et renforcer mes muscles. Et un autre travail à faire sur moi qui ne me branche pas du tout.

Bref, on a vu mieux, je suis au ralenti sous antalgiques et complètement souffrant sans. C’est dur à doser.

Cela ne participe pas a mon moral puisqu’en fait je souffre le martyr dans mes lombaires depuis 3 semaines (une bronchite tape sur mes lombaires quand je tousse et j’ai fait la connerie de danser un peu…)

Je dors super mal, ce qui m’arrive très rarement, et je n’ai pas les idées claires. J’ai envoyé quelques textos, les gens vont finir par m’oublier j’en suis sur. Mais rien de plus dur que de conclure et de les voir, à de rares exceptions. Je préfère rester loin. J’ai un peu éloigné Facebook de mon quotidien, et d’autres mauvaises habitudes. Je me suis fait violence pour laisser mon week-end vierge, et même si ça m’angoisse terriblement, je me dis que c’est le mieux à faire. Pas reposé je n’arrive à rien, et il faut que je sois seul. Je n’ai rien à dire, rien à partager d’intelligent pour le moment.

Je suis juste un Hulot, un bigorneau, une Nadine Morano.

Cette photo par contre m’apporte un grand réconfort. Sentiments réels, impression de protection, week end plein d’amitiés hors du temps. J’ai besoin de ces moments, mais je suis incapable de les partager pour le moment.