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Je voulais faire mon (ancien) testament

Quand j’ai dit que je partais en Israel à mes clients, famille et amis, je me suis heurté à 3 types de réactions :

- l’idiote : vous êtes juif ?
- la surprise : mais t’as pas peur ?
- l’envieuse : oh j’adorerai y aller.

Après la troisième, assez invariablement on me parle de la Jordanie, de Petra, d’Amman, que beaucoup de gens ont vues.

Il faut savoir que je n’aime pas les voyages. Je suis honteusement nul en géographie, et en politique (à part la française, et l’allemande), alors pour le reste…
Carcassonne était pour moi sur l’Atlantique, mon cousin en erasmus à Trieste était en Autriche, et je confonds Liban, Libye, Turquie, Tunisie, et je vous en passe. Je n’aime pas partir loin, je n’aime pas visiter. Partir 15 jours en vacances au même endroit m’effraie, sauf si c’est pour se terrer dans une villa avec piscine et ne pas en sortir.

Comme tous les hyperactifs, je déteste l’imprévu, ce n’est donc pas si facile de partir en vacances avec moi.

La meilleure alternative est donc le séjour court. Si je pouvais mettre 8000€ dans des vacances je ferai 8 capitales en 15 jours, en voiture et en avion. Comme je n’ai pas ce budget j’ai décidé de faire une semaine à l’étranger, et une semaine en France.

Pour la semaine en France, j’ai demandé à mon pote Guillaume de nous trouver un plan sympa dans sa belle Lozère (vous ne connaissez-pas? Filez-y, pas cher, beau, on y bouffe très bien, c’est très chouette), on a rameuté quelques potes, et c’est parti. Pour la semaine d’avant, j’ai choisi un pays qui m’attire depuis longtemps, où l’on peut plager, visiter, être ému, aller en boite, se rouler des pelles entre mecs et qui – de préférence fasse plus chic que Brétignolles-sur-mer (j’y ai passé mes vacances pendant 10 ans je sais de quoi je parle).

Israel répond bien sur à tout ces qualificatifs. Hors de question de fréquenter un pays musulman en étant pédé et a fortiori en plein ramadan, trop stressant pour moi. Enfin pas tant que cela, voir ci-apres.

Ce pays est pour moi magique. La culture juive m’attire – par pure méconnaissance – et pour un garçon né dans le 41, loin de toute communauté juive – une source de curiosités teintées d’étonnement assez inépuisables. La religion est pour moi un non-sujet, mais j’ai toujours eu une passion pour les gens qui la pratiquaient, a fortiori les gens très religieux que j’ai pas mal fréquenté plus jeune.

Et puis, pour un petit catho, Jerusalem, c’est quand même le berceau de tout, je vais voir le mont des oliviers, le mur des lamentations, l’esplanade des mosquées. C’est mon premier pays en guerre sur son territoire, et c’est quand même un endroit/histoire très particulier (je me suis ingurgité tout wikipedia je suis incollable !)

Si je rajoute que les palaces sont géniaux et pas chers (un palace 5* classé dans les 100 meilleurs hôtels du monde est à 400$ la nuit), j’ai vraiment hâte. L’objectif de 2012 est de prendre une voiture et de faire la campagne, le désert, peut-être la Cisjordanie, voire la Jordanie. Mais c’est encore à planifier. Pour cet été, le programme est le suivant : 4 jours intenses à Jerusalem pour visiter, et 3 jours de plages/boites à Tel Aviv. Je vais en prendre plein les yeux, ne pas m’ennuyer, voir des beaux mecs et avoir toit juste le temps d’avoir envie de rentrer chez moi.

Je voulais rigoler sur le fait que je pouvais mourir (alors que ça ne me stresse pas du tout), et faire mon testament, pour léguer mon poppers à Papa, mon ordinateur à Barrette, ma bibliothèque à Boutinesque, et mon Nutella à Jonathan D.*** mais en fait ce n’est pas si drôle comme idée, et on survole Trieste justement. Je vais dormir un peu, la nuit a été courte, mon pote Paul arrive tout droit de Madrid pour squatter l’appartement pendant les vacances et comme il est gentil, beau et trèèèès sexy, on l’a attendu jusqu’à 02:00.

Shalom.

*** : pour mes réserves quasi-pétrolifères de lube j’hésite entre plusieurs donataires :)

Maj : 21:43 je m’étais promis de ne pas faire de trucs « eurodisney » genre le saint sépulcre, c’est juste hallucinant quand même

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Un roman de Barbara Cartland …

Je disais bien.

Reçu cela ce jour.

1) Découverte de ton blog par hasard cette semaine.
2) Découverte de ta vie, en tout cas celle que tu veux montrer, pratiquement d’un trait.
3) J’ai ri.
4) J’ai été ému.
5) On se ressemble.
6) Mais tellement différents également.
7) Veux-tu m’épouser ?

Bravo.

Bon, tellement moins traumatisant que cela, en même temps moins personnel, mais ça fait très plaisir ;)

Je ne suis pas sûr de me marier tout de suite quand même.

Le seul bémol ? Le mail vient d’une adresse en hotmail.fr, ce qui m’indique que l’expéditeur est un habitué des chats de cul, ou un grand enfant.

Il faut quand même que je lui offre mon cul un café pour la peine, et je vous raconte ? Enfin, si ça vous intéresse …

Beaucoup de mouvement

Beaucoup de mouvement dans ma vie en ce moment. Ca tombe bien, j’ai décidé d’être moins une control-queen, de lâcher prise. Cela ne m’empêche pas de déjà booker mes week-ends de janvier/février 2011, mais je suis moins stressé.

La révolution du temps libre

Dernièrement, j’ai décidé de consacrer la quasi-totalité de mon temps libre du week-end à préparer le diplôme qui me fera devenir usiniste, inch’allah, en mai ou novembre 2012. J’aurai 30 ans, cela me suffit amplement, et la perspective de m’installer en professionnel libéral ne me fait pas fantasmer au réveil. Néanmoins, j’aimerai l’avoir dans ma poche, histoire de pouvoir emprunter mon million d’euros et m’installer si d’aventure mon patron se prenait des envies de retraite en Sardaigne à un horizon de 10 ans*.

C’est donc mon objectif numéro 1 de l’année 2011 : faire des rapports, savoir trouver un sujet, faire une notice, et chier rédiger un mémoire de 200 pages qui soit intéressant et plaise à l’éducation nationale. Tout un programme.

Mais je suis assez à l’aise avec ça – moi si jaloux de mon temps libre et de mon emploi du temps – je dois mûrir, surement.

A la rubrique des trucs récurrents, j’ai aperçu quelques décorations de Noël, quelques pubs à la télé, j’ai reçu des mails me demandant ce que je voulais comme cadeaux. Ce que je redoutais depuis l’an dernier se reproduit donc : Noël existera encore en 2010. Mon Dieu, que je préfèrerai être musulman. J’envie presque mon assistant de ne pas boire d’alcool, mais de ne pas fêter Noël.

Bref, cette année, point de ski. Dans la perspective de mon troisième grade de SuperTonton, je vais apprendre à en gérer 3 en même temps (enfin, surtout ma soeur qui a quand même bien du courage !), et je suis ravi. L’accouchement est prévu la veille de Noël. On passera donc les fêtes à la mat’ et j’ai pu m’en servir comme prétexte pour ne pas faire de dîner, juste « un coup de champagne et des petits fours », comme ça personne ne s’engueulera en fin de repas, on ne parlera ni de Karachi, ni de Woerth, et mes nerfs seront saufs.

La semaine entre Noël et le jour de l’an devrait se passer calmement, je suis en vacances, toujours sur mon diplôme avec quelques sorties assez sympatoches de prévues.

La rupture d’une longue relation

Novembre 2010 aura été le symbole d’une rupture importante dans ma vie. Lassé par son absence de réactivité, d’autonomie, son rapport services/sacrifices beaucoup trop faible, j’ai quitté définitivement et sans espoir de retour mon blackberry bold 9700.

Après le Pearl (que j’ai jeté à cause d’un crash système qui m’a énervé alors qu’il marchait encore bien), le Bold 9000 (que j’ai cassé un soir à l’Insolite alors que, imbibé de whisky je dansais à côté d’un garçon très jeune et qui visiblement n’avait pas toute sa tête, enfin bon, je vous raconterai), j’ai délaissé cet appareil acheté en catastrophe un 2 mai, après un gros syndrome de manque dû à cette putain de fête du travail. J’ai même écourté un brunch chez Jonathan D. avec Matoo pour faire l’ouverture de la Fnac des champs. Je vous raconte pas ma gueule quand le mec m’a demandé ma pièce d’identité pour vérifier ma signature sur l’Amex, j’ai cru que j’allais faire un meurtre, puisque je n’avais emporté précisément que mon Amex, et RIEN d’autre ! (un appel chez Amex aura été nécessaire mais j’ai pu repartir avec mon petit bébé).

Depuis peu, j’en ai ras le bol d’avoir un appareil lent, avec des applications très lentes à installer/désinstaller, un choix assez faible d’applications, et un clavier que je ne trouve plus si indispensable.

Donc, bienvenue à l’Iphone 4 ! Cet appareil est tout simplement génial. Je suis pour l’instant déçu du niveau d’autonomie de la batterie, mais je pense qu’il faut que j’arrête de faire fonctionner toutes les applis en même temps…

En conclusion

Un moral plutôt bon, de bonnes perspectives, une joie incommensurable d’être encore Tonton, une vie perso qui tient la route, une carte de vie sociale un peu ingérable, mais je culpabilise (un peu) moins de devoir répondre aux gens, une résistance à la fête totalement inouïe (j’ai résisté hier soir, un mojito à la main chez Lacombe, à aller faire la fête dans le Marais avec deux belges dont un rouquin super miam, non, franchement, ça vous troue pas le cul à vous ? Parce que moi si !).

Je souhaite que ça continue, parce que finalement comme l’a si bien dit Bossadoré vendredi à notre déjeuner, « la vie c’est des projets ».

Le problème quand je serai diplômé, c’est qu’il va falloir que je fasse un gosse, à défaut d’acheter un appartement …

* : non, ce n’est pas DU TOUT ce qu’il m’a laissé entendre pendant notre dernier déjeuner qui a duré 2 heures … comme quoi le boudin noir/pommes, ça vous délie des langues.

Il a osé

Billet inachevé d’il y a quelques temps. Que j’ai ressorti et torché terminé.

Il a osé le faire, il a osé le dire. Je ne pensais pas que les choses changeraient si vite, parfois on est étonné. Ma vie a plus été bouleversée en 4 ans qu’en 25, parfois j’ai l’impression de ne redevenir que la pucelle arrivée à Paris qui se demandait si elle allait oser ou non, rue des Bons Enfants.

Quelquepart je pourrais aussi bien être un bouseux fraichement débarqué dans la capitale que je ne comprendrai pas plus grand chose.

Il me reste une chose à intégrer : on ne peut pas être ami avec tout le monde, on ne peut pas donner autant à chacun. Il y a celui à qui j’ai trop donné, et qui ne s’en est jamais servi, celui à qui je ne donne pas assez alors que maintenant il en a besoin. Celui qui n’est pas essentiel, mais important, qui est globalement confronté à la même chose que moi.

Assumer qu’il y a ceux qui passent, et ceux qui restent, pour un apéro, un tour en boite, une Bayen-party ou une touze.

Assumer que tout le monde ne restera pas quelqu’un de spécial, mais qu’il y aura des gens intéressants, de loin en loin. Compter ses amis, savoir qui ne le deviendra plus, trop tard, qui pourrait l’être, qui pourrait ne plus l’être, et dans ces derniers ceux pour qui ce n’est finalement pas plus mal.

Il est temps que je fasse du tri dans ma vie. Je n’ai qu’une chose à faire pour simplifier mes relations avec les gens, être moins committed. Moins à fond. Arrêter de ne plus dormir parce que j’ai l’impression qu’il ne m’aime plus, que je ne suis pas digne d’intérêt. Vends empathie exacerbée, ressentis à fleur de peau, tête près du bonnet chacha, contre capacité à savourer la vie simplement.

Je devrais peut-être quitter Paris, aller habiter à Charleville-Mézières quelques temps, et revenir. L’effet positif de Paris n’a peut-être pas joué à plein puisque je suis arrivé dans une période troublée. Il y en a pour qui ça a l’air bénéfique, donc ça me donne envie.

Il y a un an un à qui j’ai beaucoup donné, et de qui j’ai beaucoup reçu, avait décidé brusquement de mettre fin à ses jours. Une après-midi de Septembre, en plein pique-nique bloguesque, le jour de ma rencontre avec H&J, qui seront – mais je ne le savais pas – deux rencontres importantes en 2009, j’ai reçu un mail. Je n’avais pas eu de nouvelles pendant 4 jours, il avait eu le temps de faire 48 heures de coma et de se flinguer un rein. Je n’y pouvais rien, je le sais maintenant. J’ai eu une réaction insupportable. Étouffement total pendant 15 jours, impossibilité de respirer, nourriture uniquement constituée de kinder maxi. Au bureau, je me suis enfermé pendant 1 semaine, déprogrammé tout ce qui n’était pas essentiel. Le poids de la culpabilisation était trop fort. Je n’en ai pas parlé à l’époque, le sujet est touchy, mais avec le recul c’est à ce moment là que j’ai compris que je devais réagir.

Dans ce cas là, la réaction de culpabilisation est évidente – comment ne pas s’en apercevoir chez quelqu’un que tu vois 2 fois par semaine ? – à qui tu parles quasiment tous les jours ? Mais celle-là, elle a été impossible à vivre, entre mes sentiments en vrac et les gens qui te disent d’arrêter de t’en faire car tu n’y peux rien. J’ai compris que je n’étais pas normal, un corky de l’émotion.

Il est des choses qu’il faut soigner, je ne peux pas compter sur le fait que mon corps et mon esprit puissent supporter ce que je leur inflige, ce que les autres leur inflige, mais à cause de moi. Mourir d’épuisement à 40 ans me séduit dans l’idée, mais va falloir mettre le paquet sur la coke et les putes pour que je ne me rende compte de rien.

Je sais que le tri de mon cerveau va passer par le tri dans mes relations, redéfinir ma vie. Où veux-tu aller ? Comment ? Avec qui ?

Je ne parle pas de grand chambardement, je ne suis pas de ceux qui suppriment la moitié de leur répertoire sur un coup de tête. Juste repenser les choses. Dimensionner mes amours à ce que je peux faire, à ce que les circonstances autorisent.

Chaque chose à sa place et on se décomplexe.
Je vais faire une carte, moi aussi.

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La phrase qui excite

Lue chez un petit nouveau qui devrait m’emmener diner sous peu.

Je fais des soirées avec 90% d’inconnus dans une foule où les gens dansent sur les tables et où une angine se propage en une demi-heure.

Je sais pas vous mais moi quand je lis ça il me monte des désirs dans le creux de mes reins.

Bon, okay, c’est facile, des fois je suis so easy, je me désespère…

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Faisons l’amour avant de nous dire adieu



1 an et pourtant, pas un jour sans que je pense à elle, ne serait-ce que quelques minutes. Elle est comme esquissée dans le revers de chaque chose. Je la retrouve parfois au coin d’un sourire, d’un regard, à l’ombre d’un souvenir. Et dans mes rêves, qu’elle peuple avec toute la distance que permet la mort.

Ce statut FB d’un de mes contacts lointains (je ne le connais pas, ce n’est pas un ami), m’a fait penser à beaucoup de choses.

Evidemment, ce genre de phrases me marque toujours puisque je suis personnellement concerné. En février prochain, cela fera 10 ans que Maman est décédée. J’en ai déjà longuement parlé sur ce blog, mais effectivement, c’est assez épatant de voir à quel point le temps fait effet. Il arrive que je passe une journée sans y penser, et dans ce cas je suis mi-étonné, mi fier de moi. Fier parce que la vie continue, étonné car elle me manque toujours beaucoup.

Mais les souvenirs, tant d’années après, sont plus doux, presque tous joyeux, je ne pense plus aux derniers moments mais uniquement aux bons souvenirs et à ce que l’on pourrait vivre de chouette aujourd’hui.

Bien sûr, quand je suis vraiment mal, je fais des mauvais rêves, par que mon inconscient travaille beaucoup avec les rêves mais ça reste épisodique, et surtout un signe que je dois faire quelque chose et prendre soin de moi.

En fait, idiotement, je redoute un seul jour. Pas l’anniversaire de sa mort, qui est une journée particulière, mais que je vis avec moi-même, non, c’est le jour où j’aurai passé plus de jour sur cette terre sans elle qu’avec elle. Soit en gros à 36 ans et demi passés. C’est bête, je sais, mas ça voudra dire que je serais un grand garçon, un homme lâché seul dans la vie.

En attendant, je garde précieusement ces souvenirs que j’ai – il est vrai – très peur d’oublier, et je fais de cet amour ce qu’il m’a laissé de mieux : deux sœurs géniales que j’adore et qui me le rendent bien.

Il y a quelques temps, une de mes cousines m’a contacté pour me dire que ma grand-tante de Blois, 88 ans, était au plus mal. Elle est vieille, seule, elle va en maison de retraite et tant physiquement que mentalement, ce n’est pas du tout le top.

Ma famille maternelle m’a rejeté entre 2001 et 2003 pour d’obscures raisons sur lesquelles il n’est pas intéressant de s’étendre.

Bizarrement, je savais depuis longtemps que cette situation arriverait, mais ça ne me perturbe pas plus que cela. Reste à voir quand ça se passera vraiment mais je crois qu’il ne sert à rien de revenir sur ce qui s’est passé, il vaut mieux se souvenir des moments joyeux que des querelles stériles que je ne maitrise pas. Ma seule préoccupation a été de m’assurer qu’elle ne souffre pas. Pour le reste, c’est fait, et je ne vois pas pourquoi je me tenterai de renouer le contact avec quelqu’un qui m’a renié purement et simplement.

Voilà, en gros mes pensées du soir alors que je suis in the middle of nowhere en clientèle, avec des journées de malades et peu de temps pour moi. Vous voyez que je ne vous oublie pas. Ce blog me manque à mort.

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That’s my point

Et on remercie encore Zéro Janvier pour ses choix judicieux qui donnent à son tumblr un ton juste.

Et accessoirement quelques très beaux gosses mais ça n’est pas le sujet.

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Mes résolutions 2010

Point de trousse Hello Kitty cette année, mais un nouveau costume et un cœur tourné vers de nouvelles aventures (comme Bernard et Bianca), et une rentrée sous le soleil. C’est demain, et il est presque temps que cela reprenne un cours normal. C’est bizarre d’être payé à la fin du mois sans travailler.

J’ai essayé d’éviter les voeux pieux, j’ai longuement hésité pour la cigarette mais ça ne sera que personnel et forcément non public. C’est faisable, sincère, et très certainement le pire que je puisse me souhaiter :

- professionnellement : l’échec managérial vécu lors du départ (longuement consommé) de mon N-1 étant acquis, et digéré, je passerai pour cette rentrée sur un mode moins directif mais pas je m’en foutiste. Faire confiance, continuer a déléguer et surtout trouver les bons moyens de contrôle.
- professionnellement toujours : arriver à être détaché, comme j’ai pu l’être toutes ces vacances en ne pensant pas du tout au bureau sans angoisser le retour
- professionnellement encore : filer le plus possible de missions « étranger » car ce sont celles qui m’ont consumé le plus l’an dernier, tout en réussissant à m’incruster une semaine aux USA après ma mission de mars (sur cette période ça sera un bel exploit)
- professionnellement enfin : devenir usiniste et faire ce qu’il faut pour le faire
- personnellement maintenant : prendre en compte le fait que l’opéra n’est pas qu’un gâteau et être un peu moins neuneu en la matière
- aller une fois à 200 mètres de la maison voir cette salle Pleyel qui n’est finalement pas un magasin de ventes de piano
- réussir a être disponible pour mes amis en occupant mon emploi du temps moins quantitativement, tout en conservant une énergie de jeune homme (je vous rappelle que j’ai 28 ans dans 1 mois)
- obtenir un cocktail a mon nom au bar de l’Eagle, à défaut au Dépôt, sinon tant pis au Keller. Et puis si ça veut vraiment pas, au sud-ouest, avenue Niel, ça sera déjà ça de fait.
- me souvenir des compliments, me souvenir des envies, me souvenir de ce que j’ai tendance à oublier
- appeler mes soeurs, mon père et ma grand-mère une fois par semaine parce que je ne les vois pas assez souvent.

Voilà, c’est une liste à la Prévert qui aurait pris des ecstas, mais si je pouvais déjà en barrer deux ou trois dans un avenir proche je serai déjà fier de moi.

Que tout ceci ne me fasse pas oublier que ma vie est belle, et ma situation enviable, mes amis de qualité et mon entourage nombreux et solide.

Je vous souhaite à tous une excellente rentrée, vous avez adoré CDdB depuis 2006, vous avez aimé 2009/2010, vous adorerez 2010/2011, j’en suis sûr.

Excellente rentrée à tous.

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Les remerciements des vacances

Moralité je suis (presque) content de retourner au bureau. J’ai la trouille de la suite, j’ai peur de moi, de ce que j’aurai les capacités de faire et de gérer. Mais si je me débrouille pas trop mal je devrais y arriver.

J’ai vu plein plein de gens bien, j’en oublie, mais en vrac voilà pourquoi je suis perpétuellement ravi d’être si bien entouré.

A G pour m’avoir fait dépasser mes limites culinaires, notamment ;
A H,C & J pour m’avoir fait faire une fois encore n’importe quoi, et me comprendre quand je dis que « les jeans slims avec poutre apparente c’est juste pas possible » ;
A F parce qu’un mec qui se trompe de jour dans un rendez-vous c’est énorme ;
A A&T pour le foie gras, les balades, les basques, la piscine, la mer et mes victoires au Uno ;
A S pour les discussions et les innombrables cogitations ;
A P pour les refaisages de monde, pour m’avoir écouté lui raconter Sagan ;
A D&S pour m’avoir trainé dîner dans un jap pour la deuxième fois de ma vie, et surtout pour ce moment avec vous ;
A A pour ce en quoi elle croit, ce qu’elle est et comment elle le vit, qui m’épate et que j’admire ;
A B pour sa fraicheur et son naturel ;
A M pour me faire toucher du doigt en terrasse que tout est possible et que la vie est belle ;
A A pour me donner sa confiance, son écoute, et les choses importantes qui font une amitié ;
A J pour écouter mes doutes et mes angoisses, et me donner les conseils qu’il faut ;
Au petit palais pour m’avoir fait prendre conscience de la chance que j’ai de l’avoir comme voisin ;
A S&A pour m’avoir autant fait rire, autant fait mater, et finalement m’expliquer que je suis un garçon plutôt mesuré dans mes coups de gueule ^^ ;
A M pour son écoute sans jugement et le parallélisme relatif de nos situations ;
A J pour m’avoir renvoyé les bonnes questions, avoir compris mes questions, et, finalement, écouté mes conseils :) ;
A G pour ce goût d’avant qui n’est pas si désagréable que cela, et ces souvenirs longtemps oubliés ;
A A parce qu’une première fois au cinéma avec un représentant du sexe féminin, c’est toujours émotionnant !

J’invite tous ceux que j’ai oublié à se manifester, mais ils ne devraient pas être nombreux…

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Dordogne / SJDL 2010 en photos

Je profite des mes 10 derniers jours de vacances, accaparé par les verres, les dîners, déjeuners, mais je trouverai une place dans mon agenda pour qui veut ! Bisous.


Thème de la semaine en Dordogne, mon foie gras.

Des basques à n’en plus finir sur la côte, et je ne vous raconte pas la féria de Dax. Priapisme solaire.

Jeune et solitaire.

Les blonds sont fades, parfois.

Oui, comme tout le monde, j’ai essayé.

féria de Dax, vitrine d’un magasin.

Pas bien !

Encore pire !

Twitter du double centimètre génital

Je n’ai jamais osé le dire en ces termes sur mon blog, car j’ai toujours eu peur de passer pour quelqu’un d’aigri.

Je suis avec mon Ipad dans le Salon VIP d’Air France en attendant mon vol pour New York et je suis déçu car il n’y pas de champagne. Le Steward est une grosse tapette mais il est dans la même salle de sport que moi et je sais qu’il a un grosse bite parce que je l’ai vu sous la douche LOL.

Preuve que non.

C’est une discussion que j’ai déjà eue avec l’auteur du billet, mais je pourrais la reprendre quasi-intégralement a mon compte.

Un peu d’authenticité bordel de merde.

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CDdB est-il soluble dans le compliment ?

Il est sorti d’un bloc, celui-là, et j’étais très fatigué après. J’espère avoir été clair, je n’en suis pas sûr. C’est pire qu’un accouchement, une délivrance.

Peut-être vous rappelez-vous de mon grand étonnement quant à l’identité de la personne qui m’avait posé cette question.

Au-delà de son auteur, le contenu pur et simple m’avait franchement touché, simplement touché. Savoir qui l’avait écrite m’aurait permis de connaître le degré de sincérité, et le but premier de celui qui l’avait posée à cet endroit où l’on ne dit – globalement – que des conneries.

Je n’y ai, bien sûr, pas repensé depuis un moment. Je suis dans un down permanent entrecoupé de quelques up, et j’espère bien pouvoir calmer le truc rapidement. Mais ça vient là, je le sens (oh oui, ça vient, change pas de main. C’est bon, elle est pour moi.)

Je suis fatiguant, je me fatigue, je fatigue les autres. Me fréquenter c’est avoir, dans les mains, une bombe à retardement. Tu es en retard ? Ça m’énerve parce que j’ai l’impression d’être rejeté. Je te dis que je t’aime, que je tiens à toi, tu ne me réponds pas, ou pas comme je le voudrais. Pareil.

Ce n’est pas un truc permanent que je ressens aussi simplement à chaque fois, rassurez-vous quand même, mais il s’agit d’un stress qui apparaît selon mon degré de solidité du moment. En gros, pour mieux comprendre, il faut relire ça car tout est lié. Difficile d’aimer les autres si l’on ne s’aime pas soi-même. Ça va sans le dire, mais ça va mieux en le disant.

Forcément, avec le temps, j’ai appris à ne plus dire les choses aussi brutalement, à dire les choses autrement, à essayer d’expliquer. Non, pas le fond du problème, surtout pas, mais au moins à assumer cette difficulté. Cette grosse difficulté relationnelle.

Alors, tout en ne résolvant rien à la névrose de fond, j’ai quand même bien travaillé, entouré de beaucoup. Peu ont compris, certains (bon okay, notamment un …) en ont pris plein la tête, mais je suis bien content des progrès que j’ai fait, et qui sont, par exemple, visibles ici :

Je n’aurai jamais pu poster il y a quelques temps ce genre de trucs (en même temps le photographe comme l’appareil me rendent une bonne dizaine de kg en moins, sans photoshop – chapeau).

Donc ça va mieux, quelques rechutes, par-ci par-là, mais sur bien des points je suis assez fier de moi.

Hier soir, la personne qui m’avait posé la question, donc, m’a dit au détour d’une conversation « c’était moi ». Le billet que j’avais fait, et l’importance que j’y avais mis lui avait fait peur et du coup elle n’avait pas osé se dévoiler à l’époque.

Bizarrement, je n’y avais pas pensé, mais ça aurait dû me traverser l’esprit. La boucle est bouclée et le sort s’amuse. Mais finalement, qui pouvait avoir plus de poids que toi pour que je puisse essayer d’imaginer que cela puisse être l’embryon d’un compliment sincère ? Hein ? Qui ? Par la personne qui – bien involontairement - a représenté pour moi tout le contraire de ces sentiments. Celle que je n’aurai jamais cru pouvoir supporter plus de 2 minutes près de moi, et avec qui maintenant, j’ai plaisir à dévorer un plat de sushis sur mon canapé.

Alors, depuis hier soir, je me répète que cela peut être pensé, que ce n’est pas forcément une donnée immuable, et je me dis qu’un jour je m’aimerai.

Ce serait tellement confortable, de ne plus avoir peur, de tuer Peur Boy, définitivement, genre au zippo dans une mare de pétrole (« crève pourriture communiste »), pour donner naissance à autre chose. Le même en mieux, qui se pose moins de questions, et surtout qui s’assume. Bear Boy. LOL. Je me fais rire tout seul parfois.

Enfin bon voilà, ce que j’ai passé mon temps à tangenter sur ce blog apparaît, et c’est finalement pas si mal : CDdB est un boudin qui ne s’aime pas. Voilà, c’est dit. Presque plus difficile qu’un coming-out, le fating out.

Ah oui, et hier j’ai remis un pantalon que je n’avais pas enfilé depuis 6 mois. J’ai laissé tomber mon jean immonde. C’est pas beau ça ?

Franchement, comme rarement, je suis fier de moi.

Pas vous ?

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Pique-nique bitume

Je ne sais pas si vous connaissez le gigot bitume. C’est une tradition du bâtiment, et je peux vous dire que c’est excellent. Ca peut peut-être inspirer certains pour les plats à apporter pour la prochaine Darvalienne… Enfin, je dis ça, je dis rien.

Revenons à nos moutons. Après moult atermoiements, le pique-nique d’hier soir a finalement été maintenu. Perso, j’étais plus pour l’annulation, mais la puissance invitante était contre.

A 19h, il pleuvait sur l’Etoile, petitement. A 19h45, aucun signe de pluie sur le Louvre, même pas une goutte, tout était sec. Les gens commencent à arriver, tout doucement.

L’idée de bouger vers les quais était bonne (normal, puisque de moi), sauf qu’à peine arrivés, la bouffe déballée, le saucisson pas coupé, une goutte, puis deux, puis trois, puis plein.

Le repliage est épique, et la quête d’un nouveau lieu aussi. Ca commence à sentir gentiment le plan loose. L’averse redouble, j’ai les bas de jean (qui trainent toujours par terre) trempés, waouh, j’ai trop la patate.

Le côté positif, c’est que j’aurai vu Paris plage une fois dans ma vie, puisqu’on a profité des voies sur berge fermées pour élire domicile sous le pont neuf. Entre une bande de djeunz à guitare (on a pas échappé à Oasis et à un truc genre cubain que tout le monde adore mais que moi je déteste), des clodos avinés, le bitume, et les néons du tunnel.

Dit comme ça, c’est moyen romantique, mais en fait finalement c’était assez rigolo, et plutôt pas si mal. Point positif, la sécurité de Paris et les vigiles pour assurer notre quiétude, donc en plus, on a rien risqué avec la plèbe environnante.

18 personnes hors incrustes, sur les 26 prévus, c’est pas si mal. Et je confirme aux désistés de dernière minute à cause-du-temps-je-suis-pas-motivé-j’ai-froid qu’ils sont blacklistés pour un siècle, ou deux.

Côté people, outre le côté drôle de mixer de ceux que je connais depuis 10 ans, à ceux (en l’occurrence celui) que j’ai jamais vu, ceux que je connais peu, ceux qui sont timides, ceux qui le sont moins, ceux qui se connaissent par ailleurs, les participants étaient (i) beaux (ii) sympas (iii) pas exclusivement masculins (iv) pas tous hétérosexuels (v) souvent homosexuels, c’était assez chouette. Et, pas si étonnant que cela, des gens que j’avais TRES envie de voir, et que je suis toujours content d’embrasser.

Beaucoup d’idées dans les plats, puisqu’on a eu des salades de pâte, du saucisson à la noisette, beaucoup de Coca (et pas que du rouge), du pinuche, du Tiramisu, et en digestif une grosse révélation.

Bref c’était très très chouette, et je vous remercie tous chaleureusement. Du coup, j’ai bien envie d’en organiser un troisième au Parc Monceau pour fêter les 4 ans de CDDB, et accessoirement mes 22 ans. Quelqu’un peut nous faire l’harmonica ?

Oh oui je suis chaud.

Sometimes

Un éclair

Ce n’est pas du Katherine Pancol

Hier soir on est allés voir La Valse des Caïmans, de la troupe Green Paradise.

C’est un jour comme les autres dans une entreprise comme les autres. Ou comment l’arrivée d’un homme pas comme les autres va en bouleverser le quotidien. Mais est-il vraiment si différent? Les apparences sont parfois trompeuses et les tromperies apparaissent.
Sur fond de SEXE, de suspense et de SEXE, l’auteur nous livre une critique acerbe et onirique de la société capitaliste de consommation.

La pièce est jouée jusqu’à Dimanche. Ensuite, une autre, plus classique, prend le relais.

Courez-donc voir cette troupe, vous passerez un excellent moment, déjanté comme il faut, drôle comme on aime.

Mood 14 juillet : une journée à se toucher la bite

Merci Zéro Janvier.

Mood 14 juillet, lendemain de soirée excellente. Cddb brillait,
ils sont (presque) tous venus, ce weekend-end sera totalement barge où ne sera pas.

Il pleut comme vache qui pisse sur l’Etoile, Dominique Besnehard m’a pourri mon petit déjeuner chez Lacombe car il parle trop fort.

Maintenant je vais passer mon après-midi au lit avec mon Ipad et qui voudra :)

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BDSM, lopes et lopeurs

Quelle ne fut pas ma surprise hier, en traînant mes guêtres sur Twitter (où je traine de temps en temps, ne serait-ce que pour me conforter dans l’idée que j’ai bien fait d’en sortir ^^), de tomber sur ce billet de Tarvalanion.

Alors, déjà bizarre parce que (i) Tarvalanion et (ii) le thème.

Tarvalanion fait partie des blogueurs que je lis très épisodiquement, et que je ne connais pas. Enfin si, je le connais de nom, mais je ne l’ai jamais vu. Et force m’est de constater qu’il ne connaît personne que je connais en vrai, ce qui du coup ne facilite pas les rapprochements (si en plus vous rajoutez qu’il habite dans la ville à la circulation la plus sinistrée de France). J’ai donc ressenti plusieurs sentiments en lisant le billet de Tarvalanion.

Déjà, l’étonnement de lire un billet sur le BDSM sur un pédéblog. On connaît la pédéblogosphère, et ceux qui mettent des choses cochonnes sont identifiés, les autres n’en mettent pas.
Certains s’encanaillent parfois, mais ça reste assez délimité, et assez princesse. Chacun a son rôle, et les vaches sont assez bien gardées. Le blog étant avant tout une question d’image, il est très concevable que personne ne se risque à poster des choses qui pourraient ternir sa e-reputation, ou bien sa capacité à intercepter un flux entrant de numéros de téléphones pour dates-sympas-mais-non-c’est-pas-juste-un-plan-q.

Moi-même, il m’arrive rarement de mentionner les choses dont je ne suis pas fier, que ce soit au lit ou ailleurs.

Ensuite, le motif :

Une rumeur circulant en ce moment sur twitter fait état d’un intérêt de ma part pour le SM. Je ne sais pas trop d’où ça vient. Mais cette rumeur n’est pas vraiment sans fondement. Je préfère donc la gérer moi-même. Il se trouve effectivement que je suis légèrement fétichiste et intéressé par le BDSM.

Bon, déjà, je savais que Twitter c’est un peu le repère des putes à frange, vu qu’il faut faire court, donc plutôt mordant et si possible en live, donc sujet à ragoter à mort. Ceci dit, j’ai été très étonné car – à titre personnel – je vivrai très mal que ce genre de rumeur circule. Heureusement, je ne suis pas influent (ouf). Bon, mais ce genre de trucs c’est vaguement anxiogène pour un parano de l’anonymat comme moi.

Donc, on applaudit Tarval pour le billet, et, comme on est ni (i) obtu (ii) moqueur (iii) choquable et qu’on est – au fond, une grosse cochonne qui ne s’assume pas, on file lire.

Exclusif !

Presque du Morandini.

Jeremstar dans mon immeuble …

Bon, c’est flou, mais c’est du 100% garanti !

Mireille Mathieu et son vuvuzela

Il est beau, jeune et breton, il sent la pluie, l’océan et les crêpes au citron. C’est lui qui le dit, mais je confirme, je l’ai vu en vrai.

Il a découvert un truc que je n’avais pas remarqué et qui me fait mourir de rire. C’est ici.

Merci Typiak.

En sortant du bureau

Collé à la porte cochère d’un immeuble de l’avenue de Wagram.

J’en suis encore rêveur …

Z’ont peur de rien ces écolos !