Mon cher Henri

Il était temps que je sois capable d’écrire quelquechose sur cette histoire.

Je l’ai vécue de près et de loin à la fois, j’ai pas mal flippé, mais j’ai vite compris l’enjeu. D’où mon silence. Silence qui ma profondément honoré (oui, je m’envoie des fleurs), et je suis d’autre part relativement fier de moi pour avoir presque réussi à dire à ton ex ce que je pensais – à chaque fois.

Ta persévérance pour ne pas te faire soigner – mais ne te masturbe pas – tu es banalement taré, comme beaucoup – beaucoup qui s’en sortent et bossent sur eux-mêmes – ta persévérance donc était inacceptable. Tes faux semblants, ta méchanceté et ta capacité à aspirer tout ce qui te voulait du bien étaient admirables.

Tu as été parfait. La grande scène du deux à toutes heures, les ragots, les méchancetés intelligemment distillées.

C’est dommage, car j’éprouvais une réelle affection pour toi. Sincère et que je pense partagée. Finalement ces 6 mois étaient chouettes. Tu étais un type bien, avant de (re?)devenir un parfait connard. Même quand tu disais « han, c’est les amis de mon mec, ce ne sont pas les miens », tu n’étais pas crédible pour paraître si détaché. Tu ne l’as jamais été, au contraire, tu aimais notre présence comme nous aimions la tienne. Rappelle-toi a quel point ces soirées étaient géniales, pétillantes, intelligents, délicieusement provocantes. Pourquoi as-tu alors décidé de devenir totalement indécent? Si encore tu avais eu l’intelligence de reconnaître que cela venait de toi, et non d’une force obscure qui te dépassait. Mais non, entre l’utilisation des canaux Facebook tel un ado, le harcèlement et les insultes, il a fallu que tu ne sois même pas digne de ta cible. Ne t’inquiète pas, je suis bon en délit de presse et à la différence de toi je connais la différence entre l’injure et la diffamation.

Donc non, clairement je n’aurai pas pu t’aider, je ne regrette pas d’avoir sauvé mon cul, j’ai déjà failli y passer avec le profil exactement identique au tien, et j’étais trop impliqué. D’ailleurs quand je l’ai ramassé à Larib’ je n’ai pas fait de billet de blog, mais j’aurai donné n’importe quoi pour être foudroyé de suite. Je ne t’ai pas donné ce pouvoir, et c’était une excellente idée.

J’ai sauvé ce que j’aimais encore de vous deux et qui méritait d’avancer, cette chose sublime que tu as presque réussi à casser. J’avais juste besoin de déverser mon fiel. Hier rue sainte croix de la bretonnerie je me demandais si on se croiserait un jour, par hasard. Franchement je m’en fous. Ça me paraît tellement loin, tu as tellement choisi de ne plus être dans la course.

Voilà, tu as tellement merdé tout en me disant « ton silence ne m’aide pas », que j’avais envie – moi aussi – de dire ce que j’en pensais.

Ce n’est pas joli, mais c’est terriblement humain, déçu, amer. Le deuil est fait, n’en parlons plus.

1 digression ↓

digression n°1 par [Nicolas]
le 15 octobre 2012 à 21 h 37

Ne nous encombrons pas la vie avec des gens énergitivores…

Digresser en toute tranquillité ...