Tu sais, les gens ne comprennent pas toujours

  

 

mais tu peux pas leur en vouloir. De te conseiller de sortir, de rester chez toi, de dormir, de te bouger, de sortir, de rentrer, de te dire d’être en arrêt maladie, de te dire de ne pas y être, de te féliciter ou de te tancer. Beaucoup ont d’excellentes réactions d’ailleurs, même quand tu plantes ton dîner au dernier moment.

Moi ma religion est faire, pas de médicaments ni d’arrêts maladie, me forcer me forcer me forcer pour aplanir les courbes, sinon c’est la chute assurée.

Tu ne peux pas leur en vouloir par ce qu’ils ne font pas la différence entre les coups de blues, les coups de déprime, et les vrais coups de mou. Surtout si tu es une drama-queen. Et c’est mon cas, lecteur, figure-toi, toi qui ne t’en doutais pas.

Ça te tombe dessus comme une chape de plomb, tu sais que c’est là, ça arrive, ca vient de loin. J’étais debout dans la cuisine, dimanche, en rentrant d’un brunch super sympa et super bon, et c’est venu. J’ai compris que mes petits coups bizarres des semaines passées avaient un sens. J’étais juste en train de descendre. Descendre. Descendre. 

Ca vient de loin mais ça peut repartir vite. Je suis fatigué, j’ai des gros problèmes au boulot, des merdes en pagaille en perso, je suis très stressé, donc je suis juste paralysé. Mais c’est difficile de faire comprendre que tu es mieux dans le noir quand il fait soleil, que même répondre à un texto est un gros effort, que réserver un billet d’avion est impossible (alors que tu sais que tu dois le faire, que tes vacances vont te coûter un bras sinon), que pleurer est la seule chose possible et réconfortante. Et que se coucher à 19:42 est un comportement tout à fait raisonnable.

3 digressions ↓

digression n°1 par Zéro Janvier
le 15 juin 2015 à 20 h 26

Je ne pensais pas que mon futur départ te mettait dans un état pareil ! :-)

Plus sérieusement, ayant connu ça à une époque (pas si lointaine), je n’ai pas de conseil à donner car il n’y a pas de solution miracle. C’est « juste » une lutte quotidienne contre soi, et c’est sans doute le combat le plus difficile auquel on puisse être confronté.

Gros bisous en tout cas, et à très bientôt sans doute.

digression n°2 par Nicolas
le 15 juin 2015 à 21 h 45

J’espère que l’écriture aura pu te sentir plus léger, même si ça ne change rien, l’écrire, le dire, c’est déjà beaucoup. Je te soutiens, je connais aussi ce(s) sentiment(s), mais il y a toujours quelque chose à laquelle se « raccrocher ». Bon, et quite à rester enfermé dans le noir, passes un bon disque, une voix suave ou tout aussi drama queen que toi (j’ai mis la Callas tout mon week-end de déprime, c’est cliché mais quelle voix !)

digression n°3 par Pédro Torres
le 15 juin 2015 à 22 h 08

On sait qu’on ne peut rien faire pour vous. Alors on reste juste là à proximité. On pense juste très fort à vous.

Digresser en toute tranquillité ...