C’était avant la tempête

17h05 à l’usine, il me reste 1 heure pour boucler ce que je veux faire si je veux avoir le temps de rentrer à la maison me poser. Et me morfondre, rajoutai aussitôt mon moi cynique
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Il n’a pas fait beau à Eurodisney, mais on a échappé à la pluie la plupart du temps. On a fait plein de trucs, vu les parades et le feu d’artifice, avec Audrey et Jean. Margaux était ravie d’avoir rencontré Blanche-Neige en personne, et a même fait un bisou à Bourriquet.

C’était avant de découvrir toute cette horreur. J’ai en mémoire la phrase du premier discours de Hollande, dans la nuit « c’est une horreur », avec ce ton absolument pas maîtrisé, cette gorge totalement serrée, et là tu comprends la solitude de l’homme d’état en une fraction de seconde. Ce poids insupportable qui fait que je ne pourrais jamais être ministre, tellement cela me glacerait le sang d’être le mec qui décide – en partie – d’envoyer le GIGN au casse-pipe, et les otages avec, ne lui restant que la statistique pour ne pas avaler deux bouteilles de Chivas d’une traite. C’est une horreur. Mais à quoi pense-t-il à ce moment ? Comment peut-on décemment être content d’occuper cette fonction ? Les hommes politiques me fascineront toujours.

Des attentats-suicides donc, j’ai encore du mal à ingérer cette information qui me renvoie à la situation d’un trentenaire moyen-oriental, un vrai changement de culture s’impose donc depuis le 13 novembre, incontestablement.

Comme je suis dans une période où je donne autant d’amour que la mer morte donne de l’eau potable, je peux pas dire que je tienne une patate de malade, sans abuser de la métaphore euphémique. Je suis à un niveau de stress absolument ingérable, je crie, je gueule, je ne dors plus, je suis infect avec tout le monde, je suis d’une tristesse insondable, et d’un non-optimiste révoltant. Je n’aime plus rien ni personne. Il va falloir un peu de temps pour que je refasse surface. Objectif Noël. J’ai pas mal de sujets stressants sur la table, je me remets en question sur beaucoup de sujets, et je n’arrive pas à faire face.

Juste pas.

Et la pensée que 10 connards aient commis des attentats suicides de Paris ne m’aide pas du tout, comme tout le monde.

Et l’idée qu’ils aient attrapé celui qui est censé être le « cerveau » (je me demande bien de quel cerveau peut sortir un truc pareil, mais il paraît que Dèche, en drogue, ils sont plutôt bons sur les hallucinogènes) a été abattu.

Et tout le monde se réjouit.

Moi aussi.

4 digressions ↓

digression n°1 par PascalR
le 19 novembre 2015 à 19 h 54

C’est une horreur, c’est une horreur pour tout le monde mon grand. Bisous.

digression n°2 par Jean
le 19 novembre 2015 à 21 h 44

J’espère qu’on t’aura changer les idées pendant cette journée. En tout cas, je me souviendrai toute ma vie de ce vendredi 13 novembre 2015. À vrai dire j’ai hâte qu’on se retrouve à Paris avec avec Seb et Audrey qu’on puisse s’amuser et oublier cet horreur et quand je dis oublier je sais pas si c’est le bon terme mais plutôt vivre avec. Bon courage et à très bientôt !!!

digression n°3 par Pédro Torres
le 20 novembre 2015 à 9 h 57

Oublie le non urgent, concentre toi sur l’indispensable. Le moral va revenir :-)
Bisous.

digression n°4 par Pieds Nus sur la Lune
le 7 décembre 2015 à 15 h 28

« c’est une horreur »… l’horreur d’un monde qui part en décadence…

Digresser en toute tranquillité ...